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Gazoduc TSGP : après Alger, Niamey franchit un cap décisif

Un responsable nigérien s’est exprimé ce dimanche sur la réalisation du gazoduc transsaharien entre le Nigéria et l’Europe via le Niger et l’Algérie.

Gazoduc TSGP : après Alger, Niamey franchit un cap décisif
Gazoduc TSGP : le Niger annonce une concrétisation « très prochainement ». | UNSPLASH
Ali Idir
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Nouvelle annonce concernant le gazoduc transsaharien TSGP devant acheminer le gaz Nigérian vers l’Europe via le Niger et l’Algérie.

Le projet sera concrétisé “très prochainement”. L’annonce a été faite ce dimanche 22 mars par un responsable de la société pétrolière du Niger Sonidep, alors que se tient à Niamey la réunion de la commission mixte de coopération algéro-nigérienne au niveau des experts.

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La réunion se tient en prélude de la deuxième session de la Grande commission mixte entre les deux pays, prévue ce lundi 23 mars dans la capitale nigérienne.

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La réunion de ce dimanche a été co-présidée côté algérien par le directeur général Afrique au ministère des Affaires étrangères, Boualem Chebihi, et côté nigérien par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Niger, Souleymane Issakou, indique l’agence officielle APS. 

Des représentants de plusieurs départements ministériels ont pris part aux travaux qui, selon la même source, ont porté sur l’examen des opportunités de coopération et de partenariat, ainsi que sur l’évaluation des principaux projets en cours entre les deux pays dans divers secteurs, notamment l’énergie, les infrastructures, les télécommunications et les finances.

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Après une crise qui a duré depuis le coup d’Etat au Niger en juillet 2023, les deux pays ont entamé ces derniers mois un processus de retour à la normale ponctué par la visite à Alger du président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, à la mi-février 2026.

Alger et Niamey ont relancé plusieurs projets gelés notamment dans le domaine de l’énergie, comme l’exploitation du champ pétrolier d’Afar dans le nord du Niger et surtout la concrétisation du projet de gazoduc transsaharien.

La relance de ces projets a été annoncée officiellement lors de la visite à Niamey du ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines Mohamed Arkab, en janvier dernier. 

 

Le gazoduc TSGP sera mis en œuvre “très prochainement”

 

En fait le projet de TSGP (Trans-Saharan Gas-Pipeline) “n’a jamais été interrompu dans son essence”, a déclaré ce dimanche à la chaîne algérienne ALG24 News, Abdoul Kader Inouab, directeur adjoint de la compagnie pétrolière nigérienne Sonidep.

Le responsable nigérien a ajouté que le projet sera lancé incessamment. “Le gazoduc sera mis en œuvre très prochainement, car il s’agit d’un projet de développement pour nos deux pays, et qui aura des retombées économiques et sociales et apportera des avantages à toutes les parties”, a-t-il dit. 

 

A propos de la relation bilatérale, Abdoul Kader Inoub a salué “l’initiative des hautes autorités des deux pays visant à renforcer et à redynamiser la coopération entre l’Algérie et Niamey”, indiquant que dans le cadre de cette coopération, “nous nous efforçons de consolider nos relations afin de développer le secteur pétrolier au Niger et d’établir une relation mutuellement bénéfique.”

Après Alger, c’est Niamey qui franchit ainsi un pas décisif pour la réalisation de ce projet aux enjeux stratégiques et énergétiques majeurs pour le Nigéria, le Niger et l’Algérie.

La mi-février, lors de la visite du président nigérian à Alger, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a annoncé la lancement des travaux de réalisation de ce gazoduc après le mois de ramadan 2026.

Mardi 17 mars, Sonatrach a annoncé avoir dépêché une équipe au Niger avec pour mission de recueillir les données techniques afférentes au tracé du projet du TSGP sur le sol nigérien, en coordination avec la partie nigérienne.

Les techniciens algériens sont aussi chargés “d’examiner le cadre légal et réglementaire au Niger, notamment en ce qui concerne la pose de canalisations, les études règlementaires, ainsi que les permis et les autorisations de construction liés à ce gazoduc”.

Le projet est jugé très réaliste par les spécialistes, contrairement à celui, utopique, envisagé par le Maroc dont le tracé est long de 6000 kilomètres et devra traverser 13 pays, avec un coût minimum estimé à 25 milliards de dollars.

Long de plus 4000 kilomètres, le TSGP devra acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz nigérien vers l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie. Il utilisera les installations disponibles au Nigéria et en Algérie, et nécessitera de réaliser les tronçons, manquants au Niger et en partie en Algérie et au Nigeria. 

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