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Patrick Martin : « D’autres pays prennent la place de la France en Algérie »

Le patronat français constate le recul de la présence économique française en Algérie. Le président du Medef déplore des « interférences étatiques »

Patrick Martin : « D’autres pays prennent la place de la France en Algérie »
Le président du Medef appelle à régler les différends entre la France et l'Algérie / Source : X - Patrick Martin
Riyad Hamadi
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De retour d’Algérie où il a séjourné pendant quatre jours entre fin avril et début mai, Patrick Martin, le président du Medef, s’est exprimé sur sa mission et sur le recul de la présence économique française en Algérie.

Le patron des patrons français s’est déplacé en Algérie à l’invitation du CREA (Conseil du renouveau économique algérien, principale organisation patronale en Algérie).

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« Nous avons contribué à stabiliser la relation »

Dans des déclarations à la radio publique française RFI, il a estimé avoir “contribué à ce que les relations importantes et historiques entre la France et l’Algérie se stabilisent”.

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Le président du Medef a rappelé qu’il a eu à jouer le même rôle par le passé avec de nombreux pays, comme la Chine, l’Italie ou encore le Maroc.

 “Sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales”, a-t-il soutenu.

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La France reste le 2e investisseur étranger en Algérie

Interrogé sur le recul de la présence économique française en Algérie, notamment la perte de parts de marché de certaines filières comme les céréales et les bovins, le patron des patrons français a préféré nuancer.

“Il ne faut pas non plus exagérer, la France reste par exemple deuxième investisseur étranger en Algérie. J’ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d’ailleurs”, a-t-il dit.

Le président de la plus importante organisation patronale de l’Hexagone ne nie pas cependant qu’il y a une baisse des exportations françaises vers l’Algérie et que d’autres, comme les Italiens, les Allemands ou les Turcs “prennent nos places”.

L’Algérie a un réel potentiel, “il faut qu’on y soit attentif

C’est pourquoi, a-t-il plaidé, “il faut qu’on y soit attentif, parce que c’est un pays qui a un réel potentiel” et “un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d’habitants”.

“Je le redis, il y a de très belles entreprises”, a-t-il insisté. “Après, a-t-il ajouté, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques, on souhaite évidemment qu’elles se règlent.”

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