
Comme à la veille de chaque été, les tarifs appliqués par les compagnies de transport aérien et maritime font débat. Les prix de et vers l’Algérie sont jugés excessifs à l’approche de la saison estivale.
Un député de l’émigration a saisi le gouvernement, l’invitant à se pencher sur cette situation qui constitue un frein pour les membres de la diaspora qui désirent passer les vacances d’été au pays.
A lire aussi : OQTF confirmée pour une famille algérienne installée en France depuis 2018
Dans une lettre au secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, le député des Algériens de France Tawfik Khedim signale des prix “très élevés” du transport maritime et aérien, appliqués par différentes compagnies qu’elles soient nationales ou étrangères, publiques ou privées.
A lire aussi : Consulats d’Algérie : avis important aux jeunes de la diaspora
“Un lourd fardeau financier” pour la diaspora
A lire aussi : Crise France-Algérie et titres de séjour : « pourquoi prend-on les gens en otage ? »
Ce qui, estime-t-il, représente “un lourd fardeau financier pour les familles en général, et particulièrement pour les familles nombreuses et celles disposant de revenus modestes”. Les expatriés algériens sont les plus touchés, sachant que, souligne le parlementaire, beaucoup d’Algériens de l’étranger souhaitent visiter leur pays d’origine, surtout pendant les vacances d’été, “les plus importantes en raison de leur longue durée”.
Qu’elle soit justifiée ou non, cette augmentation, déplore Tawfik Khedim, a engendré un mécontentement au sein des membres de la communauté nationale à l’étranger, car elle “les prive de la possibilité de se rendre dans leur pays d’origine, d’entretenir des liens avec leurs proches et de faire découvrir à leurs enfants l’Algérie, leur pays d’origine”.
Pour des prix de transport “raisonnables et contrôlés”
Cela, rappelle-t-il, alors que ce “noble objectif” est au cœur des préoccupations de l’État algérien, “incarné par le Président de la République qui le promeut dans ses différents discours et interventions médiatiques”.
Dans son message, le député invite le membre du gouvernement à examiner cette “demande urgente” afin de protéger le pouvoir d’achat des membres de la diaspora et d’alléger leur fardeau en appliquant des prix “raisonnables et contrôlés”.