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Dégel franco-algérien : le camp Macron contre-attaque face aux anti-Algérie

En France, l’Algérie est au centre des tensions entre le camp présidentiel et le camp hostile au réchauffement des relations entre les deux pays

Dégel franco-algérien : le camp Macron contre-attaque face aux anti-Algérie
Le camp Macron en France contre-attaque face aux anti-Algérie | Par Valeriy Denisov | Dreamstime.com
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Alors que le courant anti-algérien en France s’oppose frontalement au réchauffement en cours entre les deux pays, le camp présidentiel défend tout aussi résolument son choix de tourner définitivement la page de la crise.

Le rapprochement est d’autant plus propice à l’affrontement qu’il survient dans un contexte pré-électoral.

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Contre-offensive des ministres proches d’Emmanuel Macron

Après près de deux ans de brouille inédite, les deux capitales échangent les visites de haut niveau. Alger a accueilli ces derniers mois trois membres du gouvernement français, les ministres de l’Intérieur, Laurent Nunez, de la Justice, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo. Paris s’apprête pour sa part à recevoir le ministre algérien de l’Intérieur Saïd Sayoud pour une visite qui devrait permettre aux deux parties d’avancer davantage sur les dossiers qui ont commencé à trouver leur solution, ceux particulièrement des OQTF, des extraditions et de la coopération sécuritaire.

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Malgré ces avancées revendiquées par le gouvernement français, la droite dure et l’extrême-droite focalisent sur la situation du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis plus d’une année, après avoir été condamné à 7 ans de prison ferme.

Le président des Républicains et candidat à la présidentielle de 2027, Bruno Retailleau, continue à défendre sa méthode du “rapport de force”. Au retour de Gérald Darmanin d’Alger, Retailleau a accusé Emmanuel Macron et son gouvernement de faire preuve d’une “incroyable naïveté”. Jordan Bardella, le président du Rassemblement National (RN) et favori des sondages a, pour sa part, dénoncé une “diplomatie de la courbette”.

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La contre-offensive du clan présidentiel est menée par le président Macron en personne, les deux ministres qui ont fait le déplacement à Alger et le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot. Celui-ci a décrété mardi 26 mai l’échec de la méthode Retailleau. “Il se trouve que dans les temps récents, le bras de fer a été tenté, et il n’a pas produit les effets escomptés”, a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.

Barrot dénonce une “conflictualité que certains veulent entretenir

Barrot est revenu à la charge vendredi sur RTL. Interrogé si “la ligne Retailleau était une erreur”, le ministre français a très diplomatiquement signifié que “le bras de fer, en tout cas le rapport de force, doit toujours être mis au service du dialogue et ne pas s’y substituer”.

Un rapport de force qui n’a pas pour objectif d’obtenir des résultats, en général est voué à l’échec”, a-t-il insisté.

Outre l’affaire Gleizes, les anti-Algérie mettent, depuis quelques jours, en avant les critiques algériennes à l’égard de Jean-Noël Barrot après les propos qu’il a tenus sur le Sahara occidental lors de son récent voyage au Maroc. “Mais vous savez, il y a une certaine presse en France qui ne retient pas ses critiques envers l’Algérie”, a rétorqué le chef du Quai d’Orsay sur RTL, disant refuser de céder à cette “conflictualité que certains veulent entretenir”, parce que “ça dessert les intérêts des Français”.

Le “pragmatisme” dans la relation franco-algérienne c’est le nouveau crédo du camp présidentiel français face à l’opposition véhémente du courant extrémiste à toute normalisation.

Moi, ce qui m’importe, c’est qu’on puisse neutraliser les narcotrafiquants, qu’on puisse expulser les Algériens en situation irrégulière, que nos entreprises, notamment de l’agroalimentaire, et nos agriculteurs puissent avoir des débouchés en Algérie et qu’on puisse libérer Christophe Gleizes, point à la ligne”, a clarifié Jean-Noël Barrot.

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