
Un autre exemple de réussite algérienne en France. Morald Chibout est parti de zéro pour devenir le directeur général d’une filiale de Casino, le groupe français de grande distribution.
L’écart entre ce qu’il était et ce qu’il est devenu fait de lui le symbole de la réussite par la seule méritocratie. Il vient d’être choisi par le magazine Capital pour illustrer un dossier sur le sujet. C’est lui-même qui l’annonce sur son compte LinkedIn. Et il semble apprécier, naturellement.
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Une famille d’origine algérienne de 14 enfants
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“Un honneur d’avoir été retenu avec Léon Laulusa, Nabil Lakhal, Philippe Collin sur Capital Magazine, pour illustrer un article sur la réussite quand on part de rien », écrit-il.
“J’ai toujours pensé que tout est possible même si souvent rien n’est permis. Et qu’à l’inverse si rien n’est permis tout est possible”, ajoute-t-il avec philosophie.
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Morald Chibout est aujourd’hui directeur général de CNOVA (ou Cdiscount), la filiale e-commerce du groupe Casino. Sa trajectoire, telle que la raconte Capital Magazine, est inspirante.
Pour une raison tout à fait inhabituelle, le monde des bureaux est des DG, il l’a côtoyé dès sa tendre enfance. Non pas que son père est un haut dirigeant, mais il lui arrivait d’accompagner sa mère qui travaillait comme femme de ménage pour élever une progéniture nombreuse, très nombreuse.
Morald Chibout est né à Châteauroux, en France, dans une famille d’origine algérienne de 14 enfants. “Ce monde-là, ce ne sera pas pour moi”, s’est-il dit en regardant sa mère nettoyer les bureaux.
Un DG resté arraché à “la vraie vie”
Le jeune homme qu’il est devenu se fera une place par les études. Bac, classe préparatoire, université, doctorat en économie. Pour financer ses études, il a dû trimer : chauffeur, vendeur, homme de ménage…
Une fois mis sur la rampe de lancement, plus rien ne l’arrêtera. Il passe par d’illustres entreprises, KPMG, Orange, EDF, Autolib, et enfin à Cnova. Morald est parallèlement conseiller de dirigeants de sociétés.
Capital le décrit comme “un véritable caméléon” qui est “aussi à l’aise dans un kebab de Bondy qu’à l’Elysée ou dans un ministère”.
Ayant pris le temps d’observer et d’apprendre “comment on gère une réunion, comment on gère son égo”, il revendique aujourd’hui un “regard différent” sur le monde de l’entreprise, “fruit de son éducation familiale”. Le directeur général qu’il est devenu, reste viscéralement attaché à “la vraie vie” et garde une liberté de parole. “Pourquoi n’aurait-on pas le droit de dire les choses”, s’interroge-t-il.