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Législatives en Algérie : 1.762 candidats écartés pour des liens suspects

Le président par intérim de l’Anie, Karim Khelfane, a détaillé les raisons du rejet de milliers de candidatures aux législatives du 2 juillet prochain en Algérie.

Législatives en Algérie : 1.762 candidats écartés pour des liens suspects
Des milliers de candidats ont été écartés dans le cadre des législatives en Algérie / Par Павел Мещеряков / Adobe Stock pour TSA
Rafik Tadjer
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Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Karim Khelfane, a dévoilé samedi le bilan de l’examen de la validité des dossiers de déclaration collective de candidature aux élections législatives du 2 juillet.

Le gendarme des élections a précisé les raisons pour lesquelles de nombreux candidats ont été écartés de la course à l’élection des membres de la chambre basse du Parlement algérien.

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Liens connus avec les milieux d’affaires

Ainsi, 1.762 candidats ont été écartés pour être « connus du public pour leurs liens avec des milieux d’affaires et d’activités suspectes », et les dossiers de 1.141 candidats ont été rejetés pour avoir « fait l’objet de peines privatives de liberté sans avoir bénéficié de réhabilitation », selon l’Anie.

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Le président par intérim de l’Autorité a précisé que 571 autres candidats ne « remplissaient pas les conditions légales de candidature », alors que 72 candidats ont été écartés pour « nomadisme politique ».

Il a cité aussi d’autres motifs :

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  • Non inscrits dans la circonscription électorale où ils se présentent : 62 candidats.
  • Influence sur le libre choix des électeurs et le bon déroulement du processus électoral : 60 candidats.
  • Situation vis-à-vis de l’administration fiscale : 30 candidats.
  • Défaut de dépôt des documents requis : 18 candidats.
  • Inéligibilité pour cause d’occupation d’un poste visé à l’article 199 de la loi relative au régime électoral : 18 candidats.
  • Âge inférieur à 25 ans le jour de l’élection : 14 candidats.
  • Situation vis-à-vis du service national : 10 candidats.

Le président par intérim de l’Anie a donné aussi les motifs de rejet des listes : non-respect du nombre de candidats requis légalement dans les listes (10 listes), non-respect de la condition de parrainage par les signatures des électeurs (16 listes), non-respect de la condition de réservation de moitié des candidatures aux jeunes (14 listes), non-dépôt de nouvelles candidatures (18 listes) et non-respect de la condition de la représentation féminine pour deux listes et de la représentation universitaire (une liste).

Les femmes représentent 21 % des candidatures acceptées

Selon M. Khelfane, 2.370 recours contre les décisions de rejet de candidatures ont été déposés au niveau des tribunaux administratifs, dont « 120 concernant les candidats et les listes de candidats ont été acceptés », alors que 2.250 recours ont été rejetés.

Par ailleurs, l’Anie a accepté « 793 listes, soit un total de 9.854 candidats » et a rejeté 49 listes, soit un total de 746 candidats.

Pour les circonscriptions de la diaspora, Karim Khelfane a indiqué que 54 listes ont été acceptées, soit un total de 432 candidats, et 12 listes, soit un total de 96 candidats, ont été rejetées.

Le nombre de femmes candidates à ces élections est de 2.032, soit 21 % du nombre global des candidats, et 5.304 candidats sont âgés de moins de 40 ans, ce qui représente 54 % du total. Enfin, 4.673 candidats sont titulaires d’un diplôme universitaire, soit 47 % de l’ensemble des candidats.

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