
Le Maroc est décidément très méticuleux dans le choix des dates pour faire de la provocation contre l’Algérie. Le 1er novembre 2013, des manifestants ont arraché le drapeau algérien du fronton du consulat d’Algérie à Casablanca.
Cette fois, c’est le 5 juillet, une autre date très symbolique pour l’Algérie, que l’ambassade d’Algérie en France a choisie pour accuser, sans preuves, des Algériens d’avoir “brûlé” le drapeau marocain.
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Du reste, il fallait bien trouver un moyen de faire diversion après l’agression d’un jeune supporter algérien par des supporters marocains à Boston, une agression que le monde entier a vu et que le Maroc n’a même pas condamné.
Drapeau arraché en France, le Maroc accuse trop vite des Algériens
L’incident se serait déroulé samedi 4 juillet à Aubervilliers, en région parisienne, lors de manifestations qui ont suivi une victoire de l’équipe du Maroc en coupe du monde. La représentation diplomatique du royaume a trop vite accusé des Algériens d’en être à l’origine.
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Dans un communiqué diffusé ce lundi 6 juillet, l’ambassade du Maroc en France a indiqué qu’un drapeau marocain a été “arraché, brûlé et déchiré publiquement” par des individus “d’origine algérienne”.
“Plusieurs éléments, documentés et authentifiés, montrent le drapeau du Royaume du Maroc arraché, brûlé et déchiré publiquement par des individus scandant des slogans indiquant leur origine algérienne”, a écrit l’ambassade qui s’érige à l’occasion en police pour enquêter sur cette affaire.
Celle-ci a annoncé le dépôt d’une plainte suite à ce qu’elle qualifie d’ “outrage inacceptable” et d’ “atteinte grave à un symbole officiel de souveraineté et d’unité nationales” de nature à “heurter profondément les ressortissants marocains installés en France et les Franco-Marocains”.
L’acte “procède d’une volonté délibérée de provoquer, d’attiser la haine et de troubler l’ordre public”, ajoute l’ambassade marocaine.
Tentative de diversion après l’agression d’un enfant algérien par des Marocains
Il est à se demander toutefois où se situe la provocation. Le seul fait de tirer une conclusion et accuser les Algériens, avant toute enquête des services du pays concerné, la France en l’occurrence, est une provocation frontale à l’égard de l’Algérie.
Ces accusations hâtives surviennent quelques jours après la grave agression de l’enfant algérien Wassim Kerrouche, 14 ans, à New York. Les images choquantes diffusées dans le monde entier ne laissent aucun doute quant à la nationalité des agresseurs.
L’affaire a fait réagir au plus haut sommet de l’État algérien. Jeudi 2 juillet, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a indiqué à la presse qu’il s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Algérie à Washington Sabri Boukadoum afin de prendre connaissance des détails de l’affaire. “L’ambassadeur assurera le suivi du dossier auprès des autorités américaines”, a fait savoir le chef de l’État.
Il n’y a pas de doute que l’objectif des accusations lancées par l’ambassade marocaine est de faire diversion.