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Saïd Sadi de retour en Algérie après sept ans d’absence

Fondateur du RCD et ancien président de ce parti, Saïd Sadi, figure importante de l’opposition algérienne, est de retour au pays après 7 ans d’absence

Saïd Sadi de retour en Algérie après sept ans d’absence
Saïd Sadi, fondateur du RCD, revient en Algérie après sept ans « d’exil » en France / Facebook - Said SADI
Rafik Tadjer
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Figure importante de l’opposition algérienne de ces trente dernières années, Saïd Sadi est de retour au pays après sept ans passés à l’étranger, en France.

Le fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est rentré en Algérie vendredi 31 juillet. Une foule de partisans l’a accueilli chaleureusement à l’aéroport international d’Alger.

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Saïd Sadi : un éloignement qui n’est “ni un choix ni une contrainte

La décision de Saïd Sadi de rentrer a été prise avant les déclarations faites par le président de la République Abdelmadjid Tebboune le 16 juillet en Allemagne indiquant que les opposants se trouvant à l’étranger sont les bienvenus.

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M. Sadi avait annoncé son retour en avril dernier et a fixé la date du 31 juillet deux semaines plus tôt, le 14 juillet. Dans sa déclaration, il avait souligné que cela fait sept ans qu’il vivait loin du pays, alors qu’il ne lui était pas arrivé par le passé de rester plus de deux mois à l’étranger. “Cet éloignement n’est ni un choix ni une contrainte, c’est en quelque sorte un devoir de nécessité qui a été dicté par l’écriture de mes mémoires“, a-t-il expliqué.

Sitôt arrivé en Algérie, Sadi s’est dirigé vers son village natal à Aghrib, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, où une cérémonie d’accueil était prévue pour ce samedi 1er août par un comité de citoyens. “Bienvenue à tous demain”, a-t-il écrit sur sa page Facebook. Néanmoins, une partie de la cérémonie a été annulée à cause de l’accident de bus de Boumerdès qui a fait 27 morts et 42 blessés vendredi 31 juillet.

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Suite au tragique accident survenu à Boumerdes et qui a coûté la vie à 27 personnes et engendré de nombreux blessés, la cérémonie prévue ce jour à Aghribs a été écourtée avec suppression des activités festives”, a écrit Sadi sur le même réseau social ce samedi matin, tout présentant ses condoléances aux familles endeuillées.

Un long parcours de militant et des positions tranchées

Médecin de formation, Saïd Sadi, 79 ans, a entamé la lutte pour la démocratie en Algérie et la reconnaissance de l’identité amazighe à la fin des années 1960. Il fut l’un des acteurs du Printemps berbère de 1980 et l’un des fondateurs du Mouvement culturel berbère (MCB). Au milieu des années 1980, il a été parmi les fondateurs de la première Ligue algérienne des droits de l’Homme. Son activisme lui a valu plusieurs poursuites et condamnations à la prison ferme du temps du parti unique.

Après l’ouverture démocratique de la fin des années 1980, Sadi a fondé, avec d’anciens compagnons du MCB, un parti politique résolument porté sur la modernité et la laïcité, le RCD. Il a dirigé le parti pendant 23 ans, jusqu’à son retrait volontaire en 2012.

Pendant son passage à la tête du RCD, Saïd Sadi s’est distingué par son opposition farouche à l’islamisme et ses appels à la résistance au terrorisme dans les années 1990. Au début des années 2000, son parti a accepté d’intégrer le premier gouvernement de Abdelaziz Bouteflika avant de retirer ses ministres une année plus tard. Sadi a quitté le pays après le Hirak de 2019.

Son parcours et ses prises de position tranchées ont fait de Saïd Sadi une personnalité très clivante mais qui ne laisse jamais indifférent. L’annonce de son retour au pays a suscité des débats passionnés sur les réseaux sociaux.

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