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Phosphate intégré : l’Italie salue un projet « visionnaire » pour l’Algérie

Pour l’ambassadrice d’Italie en Algérie, Alessandra Schiavo, le projet d’exploitation du gisement géant de phosphate de Tébessa dépasse le simple « cadre minier et industriel ».

Phosphate intégré : l’Italie salue un projet « visionnaire » pour l’Algérie
Phosphate intégré : l’Italie salue un projet « visionnaire » pour l’Algérie/Source: DR
Ali Idir
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L’Algérie est passée à la vitesse supérieure pour exploiter son gisement géant de phosphate à Blad el Hadba dans la wilaya de Tébessa, en confiant deux contrats stratégiques au chinois CHEC et à l’italien Saipem.

L’Algérie a donc fait appel à ses deux principaux partenaires économiques pour concrétiser ce projet qui devrait lui permettre de devenir un acteur majeur sur le marché mondial des engrais.

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L’ambassadrice italienne à Alger, Alessandra Schiavo, qui était présente à la cérémonie de signature de ces deux contrats, mercredi 12 août, s’est confiée à l’agence de presse italienne Nova.

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Pour la diplomate italienne, ce projet est « conforme aux objectifs du plan Mattei » sur lequel l’Italie mise pour relancer sa coopération avec l’Afrique, particulièrement avec les pays de la rive sud de la Méditerranée.

Phosphate de Tébessa : l’ambassadrice d’Italie à Alger salue la « capacité de planification » de Tebboune

Alessandra Schiavo salue une initiative « très ambitieuse et visionnaire » qui témoigne de la « capacité de planification » et de la « clairvoyance » du président algérien Abdelmadjid Tebboune et du gouvernement algérien.

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L’ambassadrice d’Italie en Algérie a souligné aussi le « défi technologique et organisationnel » que pose le projet du phosphate intégré en raison des délais « particulièrement serrés » imposés à Saipem par le contrat, conclu « selon le modèle EPC Fast Track » avec Sonatrach.

Ce contrat a été conclu avec la société italienne d’ingénierie pétrolière pour accélérer la réalisation du projet et permettre une entrée en production en 2027, date fixée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

La méthode accélérée a été choisie afin de « raccourcir les délais de réalisation, conformément à un calendrier ambitieux prévoyant le démarrage de la production de phosphate enrichi au cours du premier trimestre 2027, suivi de la production d’engrais au cours du quatrième trimestre de la même année », a justifié le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab lors de la signature des deux contrats.

« Un projet qui dépasse le simple cadre minier et industriel »

Pour l’ambassadrice d’Italie en Algérie, le projet intégré du phosphate de Tébessa, dépasse le « simple cadre minier et industriel. » Selon elle, il « s’inscrit pleinement dans la stratégie algérienne visant à renforcer la production agricole et à réduire la vulnérabilité du pays aux crises internationales. »

« La souveraineté alimentaire d’une nation est aussi sa souveraineté tout court », a déclaré l’ambassadrice, en soulignant les risques liés à la dépendance aux importations, aux fluctuations des prix, aux ruptures des chaînes d’approvisionnement et aux chocs provoqués par les crises mondiales.

Alessandra Schiavo s’est félicitée en outre de l’élargissement de la coopération économique entre l’Algérie et l’Italie, qui était jusqu’ici centrée sur le gaz et la sécurité énergétique, à d’autres secteurs comme les mines, l’agriculture, l’automobile…

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