
C’est une belle histoire de courage et d’abnégation. Travailler durant l’été pour financer ses études et faire face aux dépenses de l’année universitaire. Une histoire inspirante qui devrait faire des émules.
Il s’appelle Zyriab, a 21 ans, et est étudiant en 3ᵉ année licence à l’Université de Boumerdès. Habituellement, le jeune homme se rend en Tunisie pour se dorer au soleil et profiter des plaisirs de la mer.
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Il vend des figues de Barbarie en Tunisie pour financer ses études en Algérie
Pas cette fois-ci. Zyriab s’est transformé en vendeur ambulant de figues de Barbarie durant ce mois d’août avec un seul objectif : prendre en charge les frais de ses études. C’est ce que ce jeune étudiant algérien a confié au média tunisien Diwan FM.
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Les dépenses liées à la vie estudiantine sont de plus en plus lourdes : livres, transports, frais de la vie quotidienne pèsent lourd sur le budget des parents et poussent certains jeunes à se débrouiller seuls.
Quand son oncle lui a proposé de vendre des figues de Barbarie, Zyriab n’a pas hésité une seconde : « J’ai abandonné mon petit boulot dans un cybercafé pour venir en Tunisie. »
L’étudiant a décidé de prendre son destin en main. Logé, nourri, blanchi et rémunéré : Le graal. Et cerise sur le gâteau : engranger en trois semaines ce qu’il aurait pu gagner en Algérie en trois mois. De quoi financer une année complète d’étude en Algérie.
« Nourri, logé chez mon oncle, je vais gagner en 20 à 25 jours ce que je gagne en travaillant pendant 3 mois en Algérie », lance-t-il tout guilleret.
Un bon contact avec les clients
Un étal de fortune équipé de roulettes, achalandé de figues de Barbarie aux tons jaunes, violets et verts, constitue son outil de travail.
L’accent de Zyriab suscite la curiosité des clients. « D’où viens-tu ? » l’interrogent -ils. « Ils sont toujours étonnés de voir un étudiant algérien travailler comme saisonnier en Tunisie », confie-t-il.
Les journées de ce jeune étudiant ne sont pas une sinécure. « Entre 11 h et 12 h, c’est le calme plat, dit-il. Je m’arrête à 13 heures, puis je reprends de 16 heures jusqu’à 1 heure du matin. À la fin, j’ai les pieds en compote et le dos cassé. »
Grâce à l’argent gagné, Zyriab pourra payer ses dépenses liées à ses études universitaires sans dépendre de sa famille. Une expérience qui révèle toute la noblesse du travail et les valeurs qu’il incarne.