
Les arrivées de migrants en provenance d’Algérie et de pays comme la Tunisie ou la Turquie sont en forte hausse en Italie, mais restent à des niveaux encore sans commune mesure avec celles de Libye, rapporte l’AFP qui cite les propos du ministre italien de l’Intérieur, Marco Minniti.
Depuis l’année dernière, les arrivées en bateau depuis l’Algérie vers l’île italienne de Sardaigne ont été multipliées par deux. Les arrivées depuis la Tunisie vers l’île de Lampedusa ou l’ouest de la Sicile par trois et celles depuis la Turquie vers le sud de la botte italienne ont progressé de 63%, a expliqué le ministre.
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Dans le même temps, celles via la Libye ont baissé de 25%, avec un ralentissement très net cet été, mais elles restent encore très largement majoritaires, a-t-il ajouté devant une commission parlementaire.
Sur les quelque 107.000 migrants arrivés cette année sur les côtes italiennes, 0,8% sont partis d’Algérie, 92% sont partis de Libye, 1,7% de Turquie et 1,3% de Tunisie, a expliqué M. Minniti. « Nous ne sommes pas face à des routes alternatives, nous sommes face à un renforcement de routes qui existaient déjà », a-t-il insisté.
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Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les arrivées en provenance de Tunisie ont fortement augmenté ces dernières semaines : 1.400 enregistrées en septembre, l’équivalent du total enregistré de janvier à août, sans compter les centaines de migrants débarqués assez discrètement pour s’évanouir dans la nature.
Les autorités italiennes ont enregistré près de 6.300 arrivées depuis la Libye en septembre, preuve que cette route, même en forte baisse (17.0000 arrivées en septembre 2016), reste de loin la principale.
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