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Santé : pourquoi le système algérien est bloqué

Le système de santé algérien est en situation de quasi-blocage. « Nous sommes arrivés à une situation presque de blocage. Le système de santé public, qui doit être le système prédominant…

Santé : pourquoi le système algérien est bloqué
Mounir Acef
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Le système de santé algérien est en situation de quasi-blocage. « Nous sommes arrivés à une situation presque de blocage. Le système de santé public, qui doit être le système prédominant dans notre société, de par la politique décidée depuis bien longtemps, n’est plus en mesure de fournir des prestations à même non seulement d’être à la hauteur de ce qui se fait dans le monde mais aussi qui peuvent suffire pour notre population », a déclaré le docteur Bekkat Berkani, président de l’ordre des médecins algériens, ce lundi 16 octobre sur les ondes de la Chaîne III.

Tentant une analyse de l’état du système sanitaire algérien, M. Berkani s’est attardé sur la formation, qu’il juge insuffisante, notamment en résidanat et dans les CHU. Dans ces derniers, « la transition générationnelle se fait très mal ». « Vous avez par exemple dans les services hospitaliers la transmission du savoir qui se fait très mal, les résidents sont mal enseignés, mal considérés et mal responsabilisés », a-t-il affirmé.

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La formation n’est pas le seul problème des résidents. M. Berkani cite également des problèmes de sécurité dans les services des urgences et qui concernent surtout les résidents. Le service civil a aussi été abordé par le représentant des médecins algériens qui trouve ce système d’affectation obligatoire « pas très constitutionnel ». Il a déploré son manque d’efficacité.

Le médecin a aussi pointé du doigt les mauvaises conditions de travail des médecins : « L’exercice médical en lui-même n’est pas à la hauteur de ce qui devrait être, quand vous avez un médecin qui est chargé de faire des diagnostics et de donner des traitements, qui manque de moyens d’investigation pour des raisons qui sont indépendantes de sa volonté ».

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Ce sont ces difficultés rencontrées par les médecins dans l’exercice de leurs fonctions qui poussent beaucoup à quitter l’Algérie, selon M. Berkani. Pour lui, « c’est devenu une grande hémorragie. Nous formons pour les autres et dans quelles conditions ! », a-t-il déploré.

La France est la première destination, avec près de 5000 Algériens inscrits à l’ordre des médecins français. Bekkat Berkani a avancé le chiffre de 13.500 médecins algériens exerçant à l’étranger.

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