
Un premier satellite d’observation de la gamme Pléiade d’EADS Astrium, acheté par le Maroc à la France, sera mis en orbite le 8 novembre à Kourou, en Guyane française. Le coût total du programme – qui comprend deux satellites, un premier lancé en novembre, un second en 2018- est estimé à environ 500 millions d’euros, précise El Pais.
Selon le quotidien espagnol, ces satellites doivent permettre au Maroc de lutter contre l’immigration clandestine, la contrebande, ou encore contre les groupes djihadistes présents dans le Sahel (comme AQMI), mais aussi contre la présence de pirates qui opèrent dans le Golfe de Guinée.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
En outre, d’après la même source, un tel dispositif permettra au Maroc d’obtenir des renseignements sur les installations militaires et les mouvements de troupes de ses voisins, l’Espagne, l’Algérie ou encore le Front Polisario.
Avec la mise en service de ce premier satellite espion, le Maroc va devenir après l’Égypte et l’Afrique du Sud, le troisième pays du continent à être doté d’une telle capacité militaire. Un avantage stratégique que l’Espagne ne voit pas d’un très bon oeil, selon El Pais.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Tenu secret, ce contrat avait été révélé début 2014 par LaTribune.fr. « Astrium (devenu Airbus Space Systems) et Thales Alenia Space (TAS), en tant que maître d’œuvre, ont signé l’année dernière un contrat portant sur la vente de deux satellites d’observation de type Pléiades au Maroc en deux phases (1 + 1) », détaillait le site français d’informations économiques et financières.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations