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Élections locales : Carnet de campagne 1

La campagne pour les élections locales du 23 novembre 2017 a débuté dimanche 29 octobre pour durer trois semaines. TSA vous propose quotidiennement un carnet de campagne avec les principales…

Élections locales : Carnet de campagne 1
Mounir Acef
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La campagne pour les élections locales du 23 novembre 2017 a débuté dimanche 29 octobre pour durer trois semaines. TSA vous propose quotidiennement un carnet de campagne avec les principales déclarations des responsables de partis et des candidats.

Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a annoncé à Alger que son parti entend remporter « la majorité des assemblées locales » lors du scrutin du 23 novembre. « Nous sommes confiants et sereins. Nous avons 700.000 candidats mobilisés pour que notre parti gagne les prochaines élections », a-t-il déclaré. Il a appelé à mener une campagne « propre » qui exprime les positions du FLN, présenté comme « la colonne vertébrale » de l’État algérien. Ould Abbes a précisé que le programme du parti est « le même que celui du président de la République ».

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Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), a estimé à Mohamadia (Mascara), que le gouvernement aurait pu « chercher l’argent » en collectant les impôts et les crédits impayés au lieu de recourir à la planche à billets. « Un choix qui va compliquer les conditions de vie des citoyens », a-t-elle prévenu. « Au lieu d’encourager le secteur agricole pour garantir la sécurité alimentaire du pays, le gouvernement a choisi de céder des milliers d’hectares aux investisseurs américains », a-t-elle soutenu. Elle a expliqué que la campagne de son parti est surtout politique. « Car nous voulons profiter de la campagne pour expliquer les enjeux actuels. Il faut défendre l’État et la nation », a-t-elle dit.

Amara Benyounes, président du MPA, à Tamanrasset et Chlef, a plaidé pour que les élus locaux aient plus de prérogatives. « Il faut mettre un terme à l’ingérence de l’administration dans le travail des élus. Les élus doivent avoir tous les moyens pour assurer leurs missions. Le président d’APC a perdu tous ses pouvoirs. Il doit être réhabilité. Le temps est venu de faire confiance à nos élus locaux », a-t-il déclaré. Il faut, selon lui, plus de démocratie sur le plan local. « Nous souhaitons que ce point soit inscrit dans la future loi sur les collectivités locales. La question de la décentralisation doit également être prise en compte à ce projet », a-t-il ajouté. Il s’est étonné qu’on dise qu’il y ait du chômage en Algérie « alors qu’on ne trouve pas de main d’oeuvre dans le secteur agricole et des travaux publics ».

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Seddik Chihab, porte parole du RND, a défendu à Ouled Fayet (Alger) les « acquis » de l’Algérie indépendante à l’approche de la célébration de la date-anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale (1er novembre). « L’Algérie compte aujourd’hui 1,7 million d’étudiants », a-t-il dit.

Amar Ghoul, président du parti TAJ, à Chiffa (Blida), a demandé à ses candidats de mieux « se frotter » avec les citoyens pour « mieux connaître » leurs préoccupations. « Le développement local est notre priorité. Ce n’est pas une question de moyens ou de programmes mais d’hommes. Quand l’État consacre des fonds, il doit trouver localement des cadres et des compétences capables d’appliquer les programmes du gouvernement », a-t-il estimé.

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Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbel, a critiqué à Djanet la décision d’exploiter le gaz de schiste dans le Sud algérien. « C’est nuisible aux ressources hydriques du pays. Nous avons d’autres alternatives. Il faut laisser ces richesses aux générations futures. À la place, il faut exploiter des secteurs tels que l’agriculture et le tourisme », a-t-il préconisé. Selon lui, l’aide de l’État ne va pas forcément aux véritables agriculteurs. Il a fait un plaidoyer en faveur de l’agriculture saharienne.

Moussa Touati, président du FNA, a appelé, à partir de Bouira, les Algériens à s’unir pour « faire face aux enjeux actuels » et défendre « la stabilité et l’unité du pays ». Les APC et les APW doivent, selon lui, reprendre leurs prérogatives pour relancer l’économie au niveau local. « Elles doivent retrouver leur droit à l’investissement puisque aujourd’hui, l’Algérie est en faillite économiquement. Les APC doivent collecter les impôts locaux et les gérer pour mieux protéger les citoyens sur le plan social », a-t-il proposé.

Ali Fawzi Rebaïne, président du parti AHD 54, a insisté à Ghardaïa sur la question de mettre fin à la domination des hydrocarbures sur l’économie nationale et à relancer le secteur touristique surtout dans le Sud du pays. Il a plaidé pour l’ouverture de l’espace aérien devant les compagnies étrangères. « Ici, vous produisez les cacahuètes mais eux continuent à les importer ! », a-t-il protesté. L’agriculture saharienne a, selon lui, tous les moyens pour prospérer « pour peu qu’on lui donne de l’importance ». « Si demain je serai au pouvoir, je ne permettrai pas aux citoyens de venir me demander des terres. Les terres sont là devant eux », a-t-il déclaré.

 

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