
Le pétrole new-yorkais a terminé mardi à son plus haut niveau depuis février, les investisseurs misant sur la prolongation d’un accord engageant plusieurs grands pays producteurs à limiter leur offre, avant un rapport sur les stocks américains.
Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a gagné 23 cents pour clôturer à 54,38 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
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Le baril de Brent a atteint 61,115 en séance, pour ensuite baisser légèrement à 60,83 à 20h30.
« On a débuté la semaine sur des bases solides et le marché continue de pousser vers le haut », a commenté Gene McGillian de Tradition Energy. « Cet élan est porté par les attentes sur l’extension de l’accord de limitation de la production de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole, NDLR) ainsi que par les signes d’une demande robuste au niveau mondial, qui font espérer un rééquilibrage entre l’offre et la demande de nature à faire monter les prix », a-t-il ajouté.
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Le cartel s’est engagé fin 2016 avec d’autres producteurs, dont la Russie, à restreindre sa production pour limiter la quantité d’or noir disponible sur le marché mondial.
Alors qu’une réunion sur l’avenir de l’accord doit se tenir fin novembre à Vienne, des représentants saoudiens et russes ont récemment fait part de leur souhait de le voir se prolonger. Déjà renouvelé une fois, l’accord court actuellement jusqu’en mars 2018.
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Les marchés attendaient par ailleurs les données hebdomadaires sur les réserves des Etats-Unis dont une première estimation sera fournie par la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API) après la clôture. Le Département américain de l’Energie (DoE) publiera ses propres chiffres mercredi.
« Si le rapport montre des réserves de brut plus ou moins autour de l’équilibre et des stocks d’essence et de produits distillés en baisse, comme attendu, le baril de WTI pourrait monter jusqu’au plus haut niveau de l’année atteint en séance le 3 janvier, soit 55,24 dollars, c’est le prochain objectif technique », a souligné Robert Yawger de Mizuho.
« Mais d’autres éléments du rapport seront surveillés, comme le niveau des exportations, de la production américaine ou des importations », a-t-il ajouté.
Avec la hausse des prix du baril, « les producteurs américains vont peut-être décider d’intensifier leurs efforts et d’accélérer le rythme des forages », a remarqué M. McGillian. L’extraction de brut aux Etats-Unis « a atteint une sorte de plateau à 9,5 millions de barils par jour mais on pourrait monter jusqu’à 10 millions d’ici la fin de l’année », a-t-il avancé.