
Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbal, a déclaré, à Mascara, que l’État a échoué à gérer le secteur de l’agriculture. « Pourtant, le secteur est présenté comme une alternative à l’exportation des hydrocarbures. Le gouvernement n’a pas réussi à adopter une politique pouvant relancer réellement l’agriculture. Il a accordé des milliers d’hectares de terrains aux étrangers avec des facilitations bancaires en marginalisant les jeunes diplômés comme les agronomes. Certains sont au chômage », a-t-il dit. Il fait, selon lui, moraliser la vie politique en Algérie et éviter l’insulte dans les discours.
Abdelmadjid Menasra, président du MSP, a averti, à Constantine, contre le recours à d’autres moyens que les élections. « Justement, nous devons tout faire pour que les gens n’aillent pas chercher d’autres alternatives. Le pouvoir a assassiné la démocratie dans les années 1990 en raison du terrorisme », a-t-il déclaré. Il a accusé ouvertement l’administration d’avoir choisi les listes pour les élections du 23 novembre prochain. « Les walis ont oublié leurs missions et se sont exprimés sur les listes des candidatures alors que des chefs de daïras se sont comportés comme des responsables de Kasma (FLN). Nous avons besoin, au niveau local, de responsables élus, pas désignés », a-t-il dit. Selon lui, le ministère de l’Intérieur a choisi, pour les élections locales, un slogan de Mahfoud Nahnah (fondateur du MSP, ex Hamas), « Ensemble construisons l’Algérie ». « Cheikh Nahnah a retenu ce slogan pour les élections législatives de 1991 » , a-t-il précisé.
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Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a critiqué, à El Tarf, les partis qui font des promesses lors de la campagne électorale. « C’est la période de Papa Noël. Les promesses et les cadeaux. Au RND, nous n’avons pas la culture des cadeaux et encore moins, celle des promesses. Lorsque je tire 10.000 dinars de ma poche pour les donner à mon frère, je peux parler de cadeau. Si j’ai géré avec justesse et rationalité l’argent de l’État et du peuple, cela s’appelle faire son devoir ou une partie du devoir », a-t-il déclaré. « Si le désir nous vient d’entrer dans ce jeu des promesses, le marché est plein. Nous ne faisons pas de promesses. Nos élus auront des programmes de communes à mettre en pratique », a-t-il ajouté.
Belkacem Sahli, secrétaire général de l’ANR, a appelé, à Laghouat, à une participation « qualitative » aux élections du 23 novembre. « Nous ne connaissons pas le boycott. Le boycott ne construit jamais un pays. Le citoyen cherche celui qui se met à ses côtés et l’aide à trouver des solutions. Si nous ne faisons pas le bon choix, nous allons compromettre l’avenir du développement dans les wilayas et les communes pour cinq ans », a-t-il prévenu. Les candidats du parti doivent, selon lui, concrétiser sur le terrain « la démocratie participative ».
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Mohcine Belabbas, président du RCD, a fait une tournée au niveau de la Casbah d’Alger. « Site témoin de l’Histoire millénaire d’Alger, la Casbah est plus que jamais menacée de ruine. Malgré son inscription au patrimoine de l’Unesco, sa restauration attend toujours. Les quelques familles qui y habitent vivent encore dans la précarité. Pourtant, de vielles villes de moindre envergure dans le pourtour méditerranéen sont restaurées et sont devenues des sources d’importants revenus financiers grâce à l’afflux de touristes et le maintien de la plupart des métiers de l’artisanat », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Amar Ghoul, président du TAJ, a déclaré, à Annaba, que son parti veut que le président d’APC soit « un responsable, un animateur du développement et un accompagnateur de l’investissement » au niveau local. « Le développement local n’est pas seulement une question de programme mais c’est aussi une affaire d’hommes et de gestionnaires. Il faut qu’il ait une justice sociale et une justice en matière de développement au niveau de toutes les communes du pays », a-t-il souligné. Il a estimé que les partis doivent jouer un plus grand rôle pour mieux « encadrer » la société. Pourquoi ? « Pour mieux se pencher sur les préoccupations des citoyens », a-t-il expliqué.
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Amara Benyounes, président du MPA, a estimé, à Guelma, que ceux qui parlent de « fraude électorale » cherchent « à cacher leur échec ». « Comment expliquer que l’évocation de la fraude vienne toujours de partis qui participent à chaque fois aux élections ? Si tous les militants se mobilisent pour contrôler le scrutin et pour avoir les PV de dépouillement, comme cela est autorisé par la loi, il sera difficile de trafiquer le vote », a-t-il déclaré.
Filali Ghouini, président du mouvement El Islah, a appelé, à Tébessa, à s’intéresser au développement des régions frontalières. « Il faut prévoir des programmes exceptionnels pour ces régions pour éviter que les jeunes versent dans la contrebande. Une activité qui fait mal à l’économie du pays », a-t-dit. Il a souhaité que le scrutin du 23 novembre soit « serein » et que les discours électoraux soient « propres ».