
La censure de TSA entame, ce lundi 6 novembre, son deuxième mois. Qui en est responsable ? Qui a pris la décision ? Qui l’a transmis à l’opérateur public ? Dans un article publié ce lundi 6 novembre, Maghreb Emergent donne un début de réponse. Selon ce journal électronique, c’est la ministre des Postes et Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Faraoun, qui « a transmis par téléphone, le soir du 5 octobre dernier, une instruction au DG d’Algérie Télécom de couper l’accès à TSA ».
« Cette information a été confirmée à Maghreb Emergent par plusieurs sources concordantes dans l’administration du gouvernement, auprès de providers d’accès à Internet et dans la « grande famille » d’Algérie Télécom et de Mobilis. Le directeur de TSA n’a pas démenti cette information, recoupant en grande partie l’investigation que nous avons tenté de conduire à ce sujet depuis un mois », écrit El Kadi Ihsane, directeur de Maghreb Emergent, qui cite aussi un ancien cadre du département de Houda Imane Faraoun.
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« Les langues n’ont commencé à se délier qu’il y a quelques jours depuis qu’il s’est précisé que la censure de TSA ne semble pas être une décision consensuelle entre la présidence de la République, l’état-major de l’ANP et le palais du gouvernement », a indiqué ce cadre au Maghreb Emergent. Le site estime que « deux questions en suspens, celle de savoir si la ministre des PTIC ne faisait que transmettre elle-même une instruction « venue de plus haut » et celle de la motivation de cette censure ».
Interpellé par un député du RCD lors de son passage devant la Commission des transports, transmissions et télécommunications de l’APN pour la présentation du projet de loi fixant les règles générales relatives à la poste et aux communications électroniques en octobre, Houda-Imane Faraoun avait pourtant nié toute responsabilité de son ministère ou de l’Exécutif. Nos tentatives de joindre le département ministériel aujourd’hui et Algérie Télécom sont restées vaines.
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« Si ce qu’a annoncé Maghreb Emergent est vrai, Houda-Imane Faraoun, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a menti aux parlementaires à ce sujet. Et il est inadmissible pour un ministre du gouvernement de tenir des propos mensongers à l’égard de l’instance parlementaire », a réagi Atmane Mazouz. « En agissant ainsi, Houda-Imane Faraoun doit prendre ses responsabilités. Dans un État qui se respecte, cette dernière aurait démissionné », a-t-il dit.
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