
Le ministre de la Santé Mokhtar Hazbellaoui a présenté, ce mardi 7 novembre, devant la commission de la santé de l’APN, le projet de loi relatif à la santé. Le texte était très attendu. Il avait suscité la polémique l’été dernier, ce qui a poussé le gouvernement à reporter son examen. Mais à la grande surprise des syndicats et des parlementaires, le ministre de la Santé a présenté la copie rédigée par son prédécesseur Abdelmalek Boudiaf, qui a occupé le poste dans le gouvernement Sellal.
Et pourtant, comme le fait remarquer Nadia Chouitem, député du PT et membre de cette commission, M. Hazbllaoui « avait promis de faire une deuxième lecture de la loi ».
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Les députés ont attiré l’attention du ministre quant aux revendications des professionnels du secteur de la santé qui ont dénoncé leur marginalisation dans l’élaboration de ce projet de loi. À cette remarque, le ministre a répondu « qu’il fallait comprendre par deuxième lecture, ma propre lecture du texte », raconte Mme Chouitem.
Le seul point sur lequel, le ministre s’est dit prêt « à faire un effort » concerne la reformulation de l’article 348 qui dispose que « les bénéficiaires de soins peuvent être appelés à contribuer au financement des dépenses de santé dans le respect des dispositions de la présente loi ». Le ministre a admis que cet article peut prêter à confusion.
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Interrogé sur le départ des médecins algériens à l’étranger, le ministre a minimisé l’ampleur du phénomène, en affirmant que « dans tous les pays les médecins partent à la recherche de nouvelles expériences sous d’autres cieux ». Il a justifié aussi les insuffisances dans la prise en charge des malades dans des structures de santé publique par le « départ massif à la retraite dans le corps des paramédicaux ».
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