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L’Italie a raison de dire qu’elle ne peut pas accueillir tous les migrants (ONU)

Le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés a estimé mercredi que l'Italie "a raison" de dire qu'elle ne peut pas accueillir tous les migrants venus de Méditerranée et a reproché…

L’Italie a raison de dire qu’elle ne peut pas accueillir tous les migrants (ONU)
Aicha Merabet
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Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés a estimé mercredi que l’Italie « a raison » de dire qu’elle ne peut pas accueillir tous les migrants venus de Méditerranée et a reproché à l’Europe de ne pas prendre sa part du fardeau.

Le nouveau gouvernement italien, qui a adopté une politique de fermeté sur l’immigration sous la houlette de son ministre de l’Intérieur d’extrême droite Matteo Salvini, est sous le feu des critiques de ses voisins européens après avoir refusé de laisser accoster dans ses ports un navire avec 629 migrants à son bord.

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L’Italie, mais aussi l’île de Malte, ont argumenté pendant une trentaine d’heures en se rejetant mutuellement la responsabilité d’accueillir l’Aquarius, affrété par l’ONG française SOS Méditerranée, jusqu’à ce que l’Espagne propose finalement d’accueillir le bateau à Valence, où il est attendu d’ici quelques jours.

« En tant qu’Européen, j’ai ressenti de la honte à voir un bateau errer ainsi en mer », a déclaré le Haut-Commissaire Filippo Grandi lors d’une conférence de presse à Genève. « Je pense que fermer des ports (…) menace la sécurité en mer (…) et ce n’est donc pas la bonne solution ».

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Mais il a souligné que « la raison pour laquelle l’Italie affirme avoir fermé ses ports est quelque chose que nous devons entendre ».

M. Grandi, de nationalité italienne, a rappelé que l’Italie a reçu quelque 700.000 migrants ayant traversé la Méditerranée depuis la Libye ces dernières années.

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Selon les lois de l’UE, les migrants doivent déposer une demande d’asile dans le premier pays européen d’accueil, ce qui a mis une forte pression sur l’Italie et la Grèce, les deux points d’entrée des migrants sur les côtes méditerranéennes.

« Je pense que l’Italie a raison de dire qu’ils ne peuvent pas tous venir chez elle », a-t-il estimé.

En 2015, les autres pays de l’UE avaient accepté de partager le fardeau et de se répartir quelque 160.000 réfugiés, mais jusqu’à aujourd’hui, environ 30.000 migrants seulement ont trouvé un pays d’accueil.

« Le programme de réinstallation pour la Grèce et l’Italie, excusez-moi, a été un échec », a conclu M. Grandi. « Si l’Europe ne revient pas sur cette notion de partage du fardeau, nous ne sortirons pas de cette situation ».

Selon lui, il faut d’urgence clarifier la responsabilité des Etats dans le cas de sauvetages massifs en mer: « Nous devons avoir des arrangements à l’avance, afin qu’un navire de secours sache où aller ».

Sans une répartition claire des responsabilités, « vous allez avoir d’autres épisodes d’Aquarius dans les prochaines semaines, et c’est profondément scandaleux ».

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