
L’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, s’invite dans le débat sur l’avenir du président de l’institution, Saïd Bouhadja, contesté par les députés des partis de la majorité.
Ziari défend Bouhadja et l’appelle à rester à son poste et à ne pas céder aux pressions. Pour lui, c’est plutôt Djamel Ould Abbes qui doit démissionner.
A lire aussi : Algérie : onze nouvelles wilayas créées, voici la liste
« Il n’y a rien qui menace la stabilité du pays pour que le président de l’APN se retire de son poste. Et s’il me demande mon avis en tant qu’ancien responsable, militant du FLN et citoyen, je lui conseillerais de ne pas démissionner. En tout cas, c’est ce que j’aurais fait à sa place », a indiqué Ziari dans un entretien paru ce dimanche 30 septembre sur TSA-Arabi.
Pour lui, le refus de Bouhadja de démissionner est une « décision sage ». « Il a été élu par toutes les formations politiques représentées à la chambre basse du Parlement et pas uniquement par les députés du FLN », explique-t-il, estimant donc « inadmissible qu’un parti demande le départ de Bouhadja car il détient la majorité des sièges ».
A lire aussi : Tebboune dénonce des « ingérences flagrantes et une tragédie humanitaire » au Soudan
« C’est l’échec de la direction du FLN qui n’a pas su imposer la discipline. Je le dis sincèrement : c’est Ould Abbes qui doit démissionner », tonne-t-il.
Ziari qualifie ce qui se passe de « tornade dans un verre d’eau ». « Cela dénote du degré d’anarchie qu’on a atteint », regrette-t-il. « Le retrait de confiance au président est illégale si on se référait au règlement intérieur de l’APN.
A lire aussi : Algérie : le RCD tranche sur sa participation aux législatives de 2026
« L’article 10 du règlement intérieur de l’APN stipule que l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée ne peut se faire qu’en cas de vacance de la présidence par suite de démission, d’incapacité ou d’incompatibilité ou de décès », explique l’ancien président de l’institution.
Abdelaziz Ziari ne voit aucune corrélation entre ce qui ce passe à l’APN et l’élection présidentielle de 2019. « On parle de quelques ambitions, certains visent la présidence du Parlement . À mon avis, pour leur barrer la route, il faut que l’APN soit dissoute. Et je souhaite que le président prenne cette décision au cas où Bouhadja démissionne, conformément aux dispositions de la Constitution », espère-t-il.