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À Chlef, Ouyahia rappelle la décennie noire et encense Bouteflika

Ahmed Ouyahia a animé, dans l’après-midi de ce vendredi 10 novembre à Chlef, son sixième meeting dans le cadre de la campagne pour les élections locales du 23 novembre.

Dans une salle archicomble, le secrétaire général du RND a rappelé les affres de la décennie noire avant d’encenser le président Abdelaziz Bouteflika. « Dans les années de terreur, on comptait les morts et les usines incendiées. Aujourd’hui, Dieu merci, Chlef comme le reste du territoire national, connaît construction, développement, des zones industrielles », a-t-il lancé, triomphaliste.

Et d’enchaîner pour saluer le moudjahid Abdelaziz Bouteflika : « Dieu merci, on se retrouve aujourd’hui dans la paix et la sérénité. On salue le peuple et le dirigeant du pays, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, que Dieu lui prête longue vie (…). Il est venu défendre la sérénité, il a dirigé notre peuple avec sagesse vers la concorde et la réconciliation nationale ».

Le Premier ministre a agité ensuite le spectre de l’intervention étrangère en évoquant les conflits notamment en Libye, au Yemen ou encore en Syrie.

« Regardez ce qui s’est passé en Libye. Sa destruction est venue de l’extérieur. (Des pays, NDLR) frères ont dépensé 130 milliards de dollars pour détruire la Libye et la Syrie (…) imaginez si on n’était pas sorti des problèmes et si on n’avait pas échappé à la catastrophe du printemps arabe”, a lancé Ouyahia à l’adresse de l’assistance.

Le chef du RND a ensuite vanté le bilan du chef de l’État. “Le pays s’est construit. Nous avons vécu dix-huit ans de construction et de développement qui ne peuvent être reniés que par un ingrat, le pays s’est développé », a-t-il insisté.

Ahmed Ouyahia a lancé ensuite des piques à l’opposition. « Quand vous entendez les gens de salons dans la capitale se demander où sont partis les 1000 milliards de dollars. Chacun de vous dans sa commune sait où sont partis les 1000 milliards parce que chaque commune a eu sa part même si elle n’était pas suffisante », a-t-il dit, avant de revenir sur la crise économique qui frappe de plein fouet le pays. « L’État a perdu 50% de ses revenus », a rappelé Ouyahia.

Le secrétaire général du RND a affirmé ne pas vouloir faire peur aux Algériens. Mais ces derniers ont le droit de connaître certaines réalités, selon lui. « À Chlef, vous avez des projets d’établissements scolaires gelés, des entrepreneurs qui n’ont pas été payés, des projets de logements qui n’ont pas démarré. Quand j’ai parlé de la situation devant le Parlement, certains ont dit qu’il voulait faire peur au peuple. On ne fait pas peur au peuple mais ce dernier doit connaître la vérité de son pays », a-t-il justifié.

Ahmed Ouyahia a poursuivi en rendant hommage au président Bouteflika. « On a besoin et c’est notre devoir de remercier le président Bouteflika, que Dieu lui prête longue vie. Lorsqu’on avait un peu d’argent, il a payé la dette de l’Algérie. Aujourd’hui, on est souverain et notre peuple n’est pas en train de mendier. Le FMI ne le dirige pas », s’est-il félicité. Le patron du RND a évoqué la polémique autour du financement interne non-conventionnel, en répétant que l’État a failli se retrouver dans une situation de faillite.

« On a dit que les choses sont difficiles. L’État a décidé d’aller vers un financement interne non conventionnel, certains partis ont refusé le projet de loi. Si on n’était pas parti vers le financement interne non-conventionnel, on n’aurait pas eu de quoi payer les fonctionnaires ce mois-ci. Dieu merci, le projet de loi a été adopté. Le Trésor public a emprunté près de 600 milliards de dinars de la Banque centrale et la machine a redémarré », a révélé Ouyahia.

Dans son discours, Ahmed Ouyahia, mettant la casquette du premier ministre, a promis le déblocage de nombreux projets et de payer les entrepreneurs. « Les entrepreneurs qui n’ont pas été payés le seront dans les semaines à venir. C’est-à-dire cette année et pas l’année prochaine ! Et ce n’est pas une question de campagne électorale », s’est-il engagé.

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