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À Gaza, les gens s’effondrent de faim dans la rue

À Gaza, Israël utilise l’arme redoutable de la famine pour assassiner des femmes et des enfants, devant le regard indifférent de la communauté totale.  

À Gaza, les gens s’effondrent de faim dans la rue
Hammad Lilia
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Jamais peut-être un tel crime n’a été commis dans l’histoire de l’humanité. Un peuple entier assiégé, bombardé et sciemment affamé. C’est ce qui fait Israël dans la bande de Gaza, devant le regard indifférent de la communauté internationale.

“Je n’aurais jamais imaginé que ce jour viendrait”, écrit dans un message au monde le coordinateur de Médecins sans frontières à Gaza, Mohamed Abu Mughaisib. Ce travailleur humanitaire a tout vu dans sa carrière, mais pas ça. La famine atteint un tel niveau qu’elle touche même les travailleurs humanitaires et des journalistes travaillant pour des médias étrangers. Personne n’est épargnée par la machine destructrice israélienne qui met en œuvre l’étape ultime de la guerre contre Gaza.   

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Famine à Gaza : le témoignage émouvant d’un humaniste

Qu’en est-il alors des Gazaouis ? Ils s’effondrent par terre, tout simplement.  Des organisations humanitaires et des journalistes sur place ont commencé à lancer des alertes depuis plusieurs semaines sur un risque de famine dévastatrice dans cette enclave où plus de 58 000 civils ont été tués sous les bombes depuis le 7 octobre 2023.

“Celui qui n’est pas mort sous les bombes mourra de faim et de soif dans la bande de Gaza”, lance un journaliste d’Al Jazeera en commentant une scène insoutenable filmée devant le complexe hospitalier Al Shifa,

Une femme, à bout de forces et affamée, s’effondre au milieu de la foule qui attend la distribution de l’aide humanitaire. Ce n’est pas un cas isolé, précise le journaliste, la voix nouée par l’émotion.

« Nous refusons de les voir mourir »

“Maintenant les gens s’effondrent et tombent à terre dans les rues de Gaza à cause de la faim, ils tombent les uns après les autres. Ils ont besoin d’un seul repas, d’un seul morceau de pain, d’une seule gorgée d’eau”, dit-il.

La Société des journalistes de l’Agence France Presse a lancé un véritable cri d’alarme sur le danger qui guette ses collobarateurs à Gaz à cause de la famine.

« L’AFP travaille avec une pigiste texte, trois photographes et six pigistes vidéo dans la Bande de Gaza depuis le départ de ses journalistes staff courant 2024. Avec quelques autres, ils sont aujourd’hui les seuls à rapporter ce qu’il se passe dans la Bande de Gaza. La presse internationale est interdite d’entrer dans ce territoire depuis près de deux ans. Nous refusons de les voir mourir », a-t-elle alerté dans un long message publié sur les réseaux sociaux.

Selon des chiffres du ministère de la Santé de l’enclave palestinienne, une personne sur trois reste plusieurs jours sans manger. Au moins 71 enfants sont déjà morts de faim et 600 000 autres de moins de 10 ans sont en danger de mort à cause de la malnutrition.

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