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Affaire de la saisie de cocaïne à Oran : « Ils ont tout nié »

Le collectif d’avocats constitué pour la défense de l’importateur de viandes Kamel Chichi et cinq autres personnes arrêtées dans le cadre de l’affaire de la saisie de la cocaïne dissimulée dans un conteneur de viandes congelées en provenance du Brésil a interjeté appel, ce dimanche 10 juin, de l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed portant mise sous mandat de dépôt de ses six clients, a-t-on appris de Me Saddek Chaïb.

Au total, la justice a entendu vingt-cinq personnes dont les membres de l’équipage du navire Mega Mercury au nombre de cinq, selon lui. Elles ont été présentées devant le parquet d’Alger jeudi dernier à 9 heures du matin après avoir passé huit jours en garde à vue. « La première comparution s’est terminée le vendredi à 18 heures », précise notre interlocuteur.

« Six personnes ont été inculpés et mises sous mandat de dépôt. Il s’agit des trois frères Chikhi, de leur associé N.M ( poursuivi en tant que personne morale), d’un directeur commercial et d’un agent de contrôle », détaille Me Saddek Chaïb. Ils sont poursuivis pour « crime d’importation, d’exportation et de commercialisation de drogues dans le cadre d’une organisation criminelle » et de « blanchiment d’argent », selon lui.

« Ils ont tout nié. Ils n’ont rien à voir avec cette marchandise illégale. L’importation a été faite en bonne et due forme en respectant toute la législation », soutient l’avocat qui évoque un « crime transnational ». Des commissions rogatoires seront donc envoyées notamment au Brésil, selon lui. « Lorsqu’il s’agit d’un crime transnational, l’envoie des commissions rogatoires est indispensable et nécessaire », ajoute-t-il.

Les six inculpés dont les trois frères Chikhi vont comparaitre une deuxième fois devant le juge d’instruction afin qu’ils soient entendus sur le fond du dossier. M. Saddek Chaïb rappelle également que la constitution et le code de procédure pénal algérien garantissent les libertés et droits des citoyens dont le droit à un procès équitable. « Il faut respecter la présomption d’innocence », insiste-t-il.

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