
L’Algérie et l’Union européenne ont lancé mardi le projet de jumelage institutionnel pour mettre en place un « cadre normatif régissant l’agriculture biologique et la labellisation ».
Avec ce projet, l’Algérie franchit un pas décisif pour compléter un maillon manquant de son agriculture : la mise en place de normes locales Bio et la labellisation de ses produits agricoles.
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Deux outils importants pour le développement de l’agriculture biologique et l’exportation des produits Bio. Jusqu’à présent, et faute de normes locales, les producteurs algériens de produits agricoles sont obligés de faire appel à des organismes étrangers pour la certification Bio de leurs produits.
Le projet de jumelage est financé à hauteur d’un million d’euros par l’Union européenne pour une durée de 24 mois. Il associe les ministères de l’Agriculture italien et français avec l’appui de EUTALIA, organisme mandaté par l’Italie qui est le chef de file, chargé de la gestion administrative, a indiqué l’UE dans un communiqué.
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Les ministères français et italien de l’agriculture vont appuyer leur homologue algérien dans « l’élaboration du cadre réglementaire et de ses textes d’application, la définition des responsabilités des structures compétentes ainsi que l’organisation des procédures de contrôle et de certification. »
Le projet financé par l’UE inclut aussi la formation des administrations et organismes appelés à « assurer le fonctionnement du futur dispositif national. »
Le second volet de ce projet de jumelage concerne la création d’un Label Agricole de Qualité (LAQ) algérien. « L’action sera centrée sur les filières et leurs acteurs. Cinq filières pilotes seront accompagnées dans l’analyse des produits, l’identification de leurs spécificités et la définition des critères de qualité.
Cette démarche conduira à l’élaboration participative de cinq cahiers des charges, en vue de leur soumission au Comité national de labellisation, tout en préparant les producteurs, transformateurs, organisations professionnelles et structures techniques à leur mise en œuvre », a précisé l’UE.