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Akim Omiri : parcours d’un humoriste devenu bête noire de l’extrême droite

De la boxe au stand-up, l’humoriste français d’origine algérienne, devenu la bête noire de l’extrême droite, raconte son parcours, le racisme qu’il a subi pendant sa jeunesse.

Akim Omiri : parcours d’un humoriste devenu bête noire de l’extrême droite
Akim Omiri, l’humoriste devenu bête noire de l’extrême droite / Facebook - Akim Omiri
Kenza Adil
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Né le 14 septembre 1985 au Havre (nord-ouest de la France), Akim Omiri a plusieurs cordes à son arc : stand- upper, animateur radio, chroniqueur, et vidéaste-web.

Dans ces sketches, l’humoriste évoque des sujets de société comme les réseaux sociaux, les théories complotistes, le féminisme, l’éducation, la ‘cancel culture’ mais explore également des thématiques liés à l’immigration, l’identité et le racisme.

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Akim Omiri raconte le racisme qu’il a subi jeune en France

Dans une vidéo, Akim Omiri évoque le racisme dont il a fait l’objet durant ses jeunes années. Il parle de l’éducation transmise par sa grand-mère : ne jamais faire de vague, raser les murs, éviter de se faire remarquer, et ne pas se rebeller même si lorsqu’on estime qu’on a raison.  « Ma grand-mère baissait la tête et disait : Il faut lisser les choses, ne pas déranger », raconte-il dans Cliché S. Des propos qui le révoltaient.

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Le futur humoriste conteste les directives de son aïeule. Au fil du temps, ses tantes et ses oncles commencent à prendre conscience que faire profil bas, quand on était dans son bon droit, n’est pas une chose normale.

« Nous avons accepté trop de choses parce que nos parents nous disaient qu’il ne fallait pas faire trop de bruit, se faire remarquer ou provoquer des scandales. J’ai grandi avec cette phrase : Il faut faire deux fois plus pour être au même niveau, à décrypter par :  afin d’être accepté, il faut être deux fois plus irréprochable ».

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L’humoriste révèle qu’il est descendant d’une famille installée en France depuis trois générations. Malgré que son grand-père ait servi la France, il affirme avoir subi des « maltraitances avec ma grand-mère ». « Tous les deux ont habités dans des bidonvilles », confie-t-il, sans étaler sur les origines de sa famille en Algérie.

Les clichés ont la peau dure

Les clichés sont tenaces. A l’école, Akim  subit de nombreuses discriminations raciales. « Si Antoine vole, c’est un voleur mais si Rachid vole, c’est un Arabe.  Ton action personnelle alimente un cliché qui concerne tout le monde. A contrario, quand un blanc commet une bêtise, elle ne concerne que lui », analyse-t-il.

Dans l’établissement scolaire qu’il fréquente, il y a très peu d’élèves d’origine étrangère. « Je devenais représentant, en étant un des rares Arabes dans une école où il y a beaucoup de blancs et très peu de mixité. Par conséquent, je devais être irréprochable ».

Cela n’a pas pour autant atténué les attitudes racistes de ses camarades qui lui signifiaient qu’il avait beaucoup de chance de vivre en France et qu’il devait se faire tout petit.

Mais pas question pour Hakim de se laisser faire. Alors, il règle leur compte à tous ceux qui l’embêtent, à coup de poings. Très vite, on lui colle l’étiquette de ‘ l’arabe bagarreur’.  Akim se défend, il n’a fait qu’appliquer les consignes de son oncle : « Il faut éviter de te bagarrer à l’école, mais si tu ne peux pas faire autrement, alors tabasse ton adversaire, frappe le fort pour que tout l’établissement soit au courant et que personne ne vienne te chercher des noises, par la suite ».

En tout cas, la méthode a porté ses fruits.  « Je n’étais pas grand de taille, j’étais le rebeu de l’école, ils sont arrivés en groupe tenant des propos racistes. J’ai dit : « C’est toi le chef ? » et je l’ai tabassé. Tout à coup, je suis devenu un mec sympa à ses yeux. Il fallait en passer pour avoir la paix », raconte l’humoriste.

 Durant sa jeunesse, Akim a été vice-champion de France universitaire de boxe. Bac en poche, il s’installe en 2007 à Paris où il fait des études de publicité tout en lançant sa carrière d’humoriste en parallèle.

Akim Omiri, un humoriste engagé contre le racisme

Devenu la bête noire de l’extrême droite et des pro-israéliens, l’humoriste franco-algérien revendique une approche politique du stand-up, qui mélange rires et réflexions sociales.  En 2024, il signe l’appel « Artistes pour la Palestine-France », réseau militant en soutien au peuple palestinien.

Il est l’auteur de plusieurs spectacles : ‘Akim Omiri est super gentil’ (2017), ‘Fragments’ (2024) et ‘Contexte’(2025).

Lien permanent : https://tsadz.co/iv6x3

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