
Les importations de l’Algérie ont bondi de 28,4% durant le premier semestre 2025 à 3767 milliards de dinars (29 milliards de dollars) contre 3018,3 milliards de dinars durant la même période de 2024, selon les chiffres dévoilés jeudi par l’Office national des statistiques.
Cette forte hausse s’est accompagnée d’une baisse de 8,5% des exportations qui se sont établies à 3 055,6 milliards de dinars (23,5 milliards de dollars) contre 3.338,3 milliards durant la même période de 2024, a précisé l’ONS.
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Algérie : un déficit commercial de 5,47 milliards de dollars
Résultat : l’Algérie a enregistré un déficit commercial de « 711,5 milliards de dinars (près de 5,5 milliards de dollars, NDR) et un recul du taux de couverture à 81,1% », selon l’organisme public des statistiques.
Autre conséquence de ce déséquilibre entre les importations et les exportations, les termes de l’échange ont baissé, « passant de 131,4% au 1er semestre 2024 à 125,3% au 1er semestre 2025 ». Cet indice représente le rapport entre le prix des exportations et celui des importations.
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L’ONS explique le recul des exportations algériennes durant les six premiers mois de l’année 2025 par une « baisse combinée des volumes (-1,2%) et des prix (-7,4%) ».
Les raisons de la baisse des exportations algériennes
« Cette baisse des prix s’explique principalement par le recul enregistré dans la catégorie des hydrocarbures, dont les prix ont baissé de 8,2% et les volumes ont également diminué de 2,1%. Les exportations hors hydrocarbures ont, quant à elles, enregistré une hausse en volume de 8,6% et une hausse des prix de 3,0%, soit une augmentation globale en valeur de 11,8% sur la période », détaille-t-il.
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Plombé par les hydrocarbures, le commerce extérieur de l’Algérie affiche cependant une hausse en valeur de 3% des exportations hors pétrole et gaz. Le taux est certes modeste, mais c’est un bon qui traduit les efforts du pays pour diversifier ses exportations afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures et les fluctuations du marché pétrolier.
La forte hausse des importations durant les six premiers mois de 2025 et la baisse des exportations expliquent en partie la décision du gouvernement de prendre des mesures pour renforcer le contrôle sur le commerce extérieur.
Le 9 juillet, une nouvelle procédure a été mise en place et qui consiste en l’obligation pour toutes les entreprises qui importent des produits de présenter du programme prévisionnel d’importation (PPI)pour le second semestre 2025 pour la domiciliation bancaire et le dédouanement des marchandises importées.