
L’Algérie a pris quatre décisions majeures pour relancer l’élevage bovin et ovin ainsi que la production des viandes rouges. Les mesures ont été dévoilées ce lundi 1er décembre par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
Elles ont été prises après une rencontre entre plusieurs acteurs clés du secteur dans le cadre des efforts du gouvernement pour redynamiser le secteur de l’élevage et booster la production de la viande rouge.
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Dans un communiqué publié ce 1er décembre sur sa page Facebook, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural, et de la Pêche, a dévoilé la tenue d’une « rencontre nationale » avec les représentants de la filière des viandes rouges, des éleveurs, de la chambre nationale d’agriculture ainsi qu’avec les représentants de l’Union nationale des paysans algériens.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la « nouvelle stratégie » visant à renforcer l’élevage et la production de la viandes rouges en Algérie, a permis de sortir avec d’importantes décisions qui permettront notamment la réduction et la régulation des prix des aliments de bétail et la garantie de leur disponibilité.
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Secteur de l’élevage : les 4 décisions du ministère
La première mesure, dévoile le communiqué, prévoit de garantir la disponibilité de l’orge « tout au long de l’année », et ce, au niveau des coopératives céréalières au niveau national. Le ministère a fixé un prix de 3.900 dinars algériens le quintal, rappelant que la spéculation sur ce produit a porté son prix jusqu’à 5.000 dinars le quintal sur le marché noir.
Deuxième mesure : l’orge subventionné et destiné uniquement aux femelles reproductrices garde son prix de 2.500 dinars le quintal au niveau de l’ensemble des coopératives. Une mesure qui vise notamment à « la sauvegarde du cheptel » mais aussi l’amélioration de la production.
De plus, le ministère a enjoint à l’Office national de l’alimentation de bétail de fournir un aliment composé « de son, de maïs et de soja », lui fixant un « prix compétitif » de 3.150 dinars le quintal en ce qui concerne les ovins et 3.300 dinars le quintal en ce qui concerne les bovins. Cette mesure vise notamment à fournir un produit de qualité qui garantit un bon engraissement du bétail.
La dernière décision annoncée par le ministère concerne les nouvelles dispositions visant à garantir la disponibilité du son à un prix ne dépassant pas les 1.800 dinars le quintal, et ce, au niveau de toutes les minoteries et pour l’ensemble des éleveurs.
La Tutelle indique enfin que l’application de ces mesures va être soumise à un stricte suivi qui sera assuré par ses services, réaffirmant au passage son engagement à travailler avec l’ensemble des acteurs du secteur.