
L’Algérie s’attèle à réunir toutes les conditions nécessaires pour le développement de son agriculture à travers l’amélioration de la productivité des filières stratégiques : céréales, maïs, légumes secs…
Une semaine à peine depuis qu’elle a été adoptée en Conseil des ministres, la feuille de route identifiée pour le secteur agricole connaît déjà une mise en œuvre effective sur le terrain.
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L’une des priorités visées par le plan stratégique pour la croissance du secteur agricole a trait à sa mécanisation.
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Des coopératives d’engins agricoles
Le président Abdelmadjid Tebboune, qui accorde un intérêt particulier à l’agriculture, a présidé ce lundi 19 janvier 2026 une réunion de travail consacrée essentiellement à ce volet, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.
Le chef de l’État a, au cours de cette réunion, décidé de créer des coopératives spécialisées dans la location de tous types de matériel agricole au profit des agriculteurs.
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Cette initiative vise à étendre les surfaces cultivées et à accroître les rendements de la production agricole nationale, conformément aux décisions et recommandations du dernier Conseil des ministres, tenu le 11 janvier 2026, selon le communiqué.
Pour une meilleure organisation de cette opération d’envergure, le président a même décidé de créer un Conseil national de la mécanisation agricole.
Cette organisation professionnelle va regrouper les différents représentants d’entreprises et d’institutions algériennes impliquées dans la fabrication et la production de matériel agricole.
L’urgence est ainsi signalée pour une offre suffisante sur le marché, en matériel agricole destiné à la récolte, notamment pour les cultures céréalières, le maïs et le tournesol, quitte à recourir à l’importation.
Feuille de route du secteur de l’agriculture pour 2026
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette feuille de route, le président de la République a instruit le Gouvernement de mobiliser tous les moyens et d’assurer toutes les conditions nécessaires pour augmenter les capacités de production céréalière.
Cet objectif exige toutefois l’adoption de méthodes scientifiques dans toutes les étapes de la culture, selon une stratégie intégrée et avec la participation d’experts et d’ingénieurs agronomes, en tenant compte de la qualité des semences et de la spécificité de chaque région et de ses sols, est-il affirmé dans le communiqué du Conseil des ministres.
Outre la révision de la loi d’orientation agricole, y compris les mécanismes d’organisation et de régulation de la production agricole, la feuille de route recommande de travailler dans le secteur de l’agriculture avec le principe de la « réduction des importations sans créer de pénurie sur le marché, en encourageant la création de coopératives spécialisées, avec les nouvelles mesures incitatives que l’État continue d’accorder », a précisé la même source.
Par ailleurs, le président de la République a ordonné au ministre de l’Agriculture de trouver des solutions appropriées et urgentes pour relancer la production de viandes rouges et blanches, de manière à répondre aux besoins du marché national, en associant les producteurs et les éleveurs. L’autre objectif sectoriel prioritaire visé est l’extension de la surface agricole cultivée à trois millions d’hectares.