
Ali Haroun n’est plus. Moudjahid et ancien membre du Haut Comité d’État (HCE), la structure collégiale qui a été mise en place après la démission du président Chadli Bendjedid en janvier 1992 pour gérer les affaires du pays et l’organisation des élections présidentielles, s’est éteint ce samedi à l’âge de 99 ans.
Ali Haroun était un témoin clé de deux périodes majeures de l’histoire de l’Algérie : la guerre de libération nationale et l’arrêt du processus électoral de 1991 et la démission du président Chadli qui a suivi.
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Il était le dernier membre du HCE encore en vie. Les quatre autres étaient déjà décédés : Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992, Khaled Nezzar en décembre 2023, Ali Kafi en avril 2013, Redha Malek (qui a remplacé Boudiaf) en juillet 2017, Tidjani Haddam en mars 2000.
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Ali Haroun, un témoin clé de deux périodes majeures de l’histoire de l’Algérie, n’est plus
Ali Haroun a rejoint le Front de libération nationale dès le déclenchement de la guerre de libération le 1ᵉʳ novembre 1954 et a joué un rôle important dans l’organisation de la révolution hors des frontières de l’Algérie.
Il a été membre du Comité fédéral du Front de libération nationale en France, où il a assumé la responsabilité de la gestion du volet politique et médiatique.
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Après l’indépendance en 1962, il a été élu représentant à la première Assemblée constituante, puis nommé ministre délégué aux droits de l’homme en 1991, avant d’être désigné membre du HCE.