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Amnesty appelle à l’abandon des poursuites contre Chouicha, Boudour et Loukil

Amnesty International a appelé ce lundi à l’abandon immédiat de toutes les poursuites engagées contre quinze militants du Hirak dont les défenseurs des droits humains Kaddour Chouicha, Jamila Loukil et…

Amnesty appelle à l’abandon des poursuites contre Chouicha, Boudour et Loukil
Chabi Ouardia
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Amnesty International a appelé ce lundi à l’abandon immédiat de toutes les poursuites engagées contre quinze militants du Hirak dont les défenseurs des droits humains Kaddour Chouicha, Jamila Loukil et Said Boudour.

« Les autorités algériennes doivent abandonner immédiatement toutes les charges portées contre les défenseurs des droits humains Kaddour Chouicha, Jamila Loukil et Said Boudour, ainsi que 12 autres militants du Hirak qui risquent tous la peine de mort ou de longues peines de prison sur la base de fausses accusations de ‘’participation à une organisation terroriste’’ et ‘’complot contre l’État’’ en lien avec leur participation à des manifestations pacifiques », affirme Amnesty International dans un communiqué diffusé ce lundi.

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L’ONG indique que les « accusations portées par le procureur reposent sur des allégations selon lesquelles ils sont liés au mouvement politique islamiste illégal Rachad, que les autorités ont accusé d’avoir infiltré le mouvement Hirak dans le but de le discréditer ».

Elle précise que Kaddour Chouicha, Jamila Loukil et Said Boudour, sont membres de la Ligue algérienne des droits l’homme (LADDH) et « nient toute affiliation avec Rachad. »

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« Le 18 mai, la chambre d’accusation du tribunal d’Oran décidera s’ils resteront libres en attendant leur procès ou s’ils seront maintenus en détention provisoire, qui peut aller jusqu’à 16 mois », ajoute Amnesty.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette affaire contre de courageux défenseurs des droits humains. Il s’agit d’une nouvelle tendance inquiétante des autorités algériennes utilisant la législation liée au terrorisme pour réprimer les droits à la liberté de réunion et d’expression pacifiques avant les élections prévues en juin », estime dans ce cadre Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour la région Mena.

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« Ces accusations ne sont qu’un écran de fumée pour réduire au silence la voix de ces défenseurs des droits humains et réprimer leur militantisme », dénonce Mme Guellali.

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