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Arabie saoudite : Hariri doit “disposer” de sa liberté de mouvement, souligne Paris

AFP / Ludovic Marin / rfi.fr
Le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement libanais Saad Hariri le 1er septembre 2017 à Paris.

Le Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri doit rester “pleinement” libre de ses mouvements et “jouer le rôle essentiel qui est le sien” dans son pays, a souligné vendredi la diplomatie française.

Le ministère français des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité pour le responsable sunnite libanais – qui a reçu la visite de l’ambassadeur de France “à son domicile à son retour” des Emirats – d’avoir toute sa marge de manoeuvre et d’action.

“Nous souhaitons que M. Saad Hariri dispose de toute sa liberté de mouvement et soit pleinement en mesure de jouer le rôle essentiel qui est le sien au Liban”, a souligné un porte-parole du ministère.

M. Hariri, qui était proche du pouvoir saoudien, n’est pas rentré au Liban depuis et sa démission n’a toujours pas été acceptée par le président Michel Aoun comme le veut la procédure.

L’annonce du départ du Premier ministre avait pris de court l’ensemble de la classe politique libanaise, qui réclame avec insistance son retour à Beyrouth.

Pour Paris, “la situation libanaise est le sujet le plus préoccupant du moment”, a souligné Jean-Yves Le Drian, alors que le président français Emmanuel Macron a fait une visite surprise en Arabie saoudite dans la nuit de jeudi à vendredi pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le Liban “s’orientait vers une solution nouvelle, avec une nouvelle Constitution, des élections à venir. Le départ du Premier ministre Hariri remet une période d’incertitude”, a regretté le ministre français.

“Nous souhaitons vraiment que l’unité, l’intégrité du Liban soit préservée et que les responsables politiques libanais puissent appliquer la Constitution et faire en sorte qu’il y ait rapidement des institutions qui représentent l’ensemble des communautés présentes au Liban”, a-t-il conclu.

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