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Arabie saoudite : l’opéra fait ses débuts avec une histoire d’amour classique

L'opéra a fait ses débuts à Ryad ce weekend avec une histoire d'amour arabe classique, alors que des groupes de Beyrouth à la Nouvelle Orléans se sont produits à l'occasion…

Arabie saoudite : l’opéra fait ses débuts avec une histoire d’amour classique
agendaculturel.com
Aicha Merabet
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L’opéra a fait ses débuts à Ryad ce weekend avec une histoire d’amour arabe classique, alors que des groupes de Beyrouth à la Nouvelle Orléans se sont produits à l’occasion du premier festival de jazz du royaume.

Les amateurs de musique ont goûté pour la première fois au jazz à l’occasion d’un festival de trois jours inauguré jeudi à l’hôtel Ryad Intercontinental, avec en vedette des artistes tels que le Libanais Chady Nashef.

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L’opéra « Antar et Abla » – une légendaire histoire d’amour entre un guerrier arabe et sa cousine – a également attiré des foules vendredi et samedi à l’Université Princesse Noura de Ryad.

De tels événements auraient été inimaginables il y a quelques années, lorsque la police religieuse, tant redoutée, avait l’autorité d’empêcher les concerts et de prévenir la mixité dans les lieux publics.

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La General Entertainment Authority (GEA) d’Arabie saoudite a annoncé la semaine dernière qu’elle organiserait plus de 5.000 festivals et concerts en 2018, soit le double de l’année dernière, et qu’elle injecterait 64 milliards de dollars dans le secteur au cours des dix prochaines années.

Le premier opéra d’Arabie saoudite devrait ouvrir ses portes dans la ville portuaire de Jeddah, a indiqué le GEA, sans donner de date.

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Certains Saoudiens ont critiqué sur les réseaux sociaux ces annonces en dénonçant un gaspillage alors que le royaume souffre d’une inflation élevée, du chômage et des réductions de subventions. L’Arabie saoudite a enregistré des déficits budgétaires depuis la chute des prix du pétrole en 2014 et a été contrainte de puiser depuis dans ses réserves à hauteur de 250 milliards de dollars.

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