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Arrêts de la CJUE : il y a une « forfaiture en gestation » entre le Maroc et l’UE

Le Maroc veut pousser l’Union européenne à ne pas respecter l’arrêt de la CJUE qui a invalidé les accords de pêche entre les deux parties à cause du Sahara occidental.

Arrêts de la CJUE : il y a une « forfaiture en gestation » entre le Maroc et l’UE
Révolte des jeunes au Maroc : le vrai visage de la monarchie de Mohamed VI. - Par DK-ART
Lynda Hanna
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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L’arrêt rendu le 4 octobre dernier par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), invalidant les accords agricole et de pêche entre le Maroc et l’UE, est un coup très dur pour le royaume.

Le jugement étant définitif et sans appel, Rabat tente de faire pression sur les pays de l’Union européenne pour passer outre cette décision de justice.

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Ce lundi 25 novembre, le commissaire européen chargé du Voisinage et de l’Élargissement, Olivér Várhelyi, a entamé une visite au Maroc par une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita.

“A cette occasion, monsieur le ministre a exhorté l’UE à assumer pleinement ses responsabilités vis-à-vis du partenariat avec le Maroc”, a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères, cité par plusieurs médias du royaume, dont Yabiladi.

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Rabat “veut tourner la page des communiqués de solidarité exprimés par l’UE” et “exige désormais des Vingt-sept de prendre des mesures concrètes prouvant leur attachement au partenariat avec le royaume”, commente le journal en ligne. “Le temps presse”, ajoute-t-il, en allusion au délai de 12 mois accordé par la Cour pour la mise en œuvre effective de son jugement.

Le Maroc veut pousser à l’Europe à ignorer sa propre justice

Selon la même source, Nasser Bourita a insisté pour que les pays membres de l’UE s’engagent par “des actes et non par des mots”, exigeant de la partie européenne d’exprimer “clairement les mesures et les politiques qu’elle envisage de prendre pour faire face à ces défis”.

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La semaine dernière, un haut cadre de la Commission européenne a indiqué lors d’une réunion de la commission de l’agriculture du Parlement européen que la CE “continue d’analyser” les décisions rendues le 4 octobre par la CJUE.

Dans son discours du 6 novembre dernier, le roi Mohammed VI avait mis un coup de pression à l’Europe en indiquant que “les partenariats et les engagements juridiques du Maroc ne se feront jamais au détriment de son unité nationale et de son intégrité territoriale”.

“Fortement ébranlé par l’arrêt de la Cour de justice européenne, le Maroc reçoit son homme lige au sein de la commission européenne pour faire pression et exhorter cette dernière à manœuvrer pour contourner cet arrêt et réintégrer, au prix de contorsions juridiques et bureaucratiques, les produits du Sahara occidental (pêche et produits agricoles) dans le circuit des échanges commerciaux bilatéraux”, a commenté un ancien responsable diplomatique algérien cette visite au Maroc  du commissaire européen.

Le diplomate algérien y voit “une forfaiture en gestation” qui devra, selon lui, “être dénoncée à priori comme étant une grave et potentielle violation du droit international et du droit européen”. 

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