Société

Attaquée sur son attachement à l’Algérie, Rayene Bouzitoun, la jeune conseillère de Trudeau, répond

Le buzz autour de Rayene Bouzitoun, jeune conseillère d’origine algérienne de Justin Trudeau, apporte son lot de critiques négatives. Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont notamment mis en doute son attachement et ses liens avec l’Algérie.

L’Algéro-Canadienne de 18 ans a réagi sur sa page facebook à ces accusations. « Plusieurs ont vu en ce fait une raison de me renier mon appartenance à mon pays natal. Or, ce qui n’a pas été précisé est que mes souvenirs sont profondément reliés à mon pays, que mon éducation et mes valeurs me sont majoritairement léguées de la culture algérienne. Vivre au Canada pendant 15 ans a, sans l’ombre d’un doute, métamorphosé mon identité, mais jamais cette identité multiple a interféré avec mon rapport au pays natal », explique cette native de Skikda.

« Aussi, j’ai 18 ans. Je suis jeune et à l’égale de beaucoup d’autres jeunes qui avancent à contre-vent vers le chemin du savoir, je vis une réalité et je côtoie des gens de milieux tellement diversifiés que j’en développe ma forme d’expertise. Je pense que nous discréditons aveuglément le potentiel qui se cache dans nos jeunes et qu’en investissant davantage sur leur implication dans nos sociétés, on sème pour une récolte qui promet. Alors oui, à 18 ans il est possible de donner des recommandations à un chef d’État pour l’unique raison que les décisions prises par les gouvernements ont un impact direct sur la jeunesse », poursuit-elle.

Et de conclure : « Comme le dit un proverbe bien de chez moi, qui pense à l’avenir ne peut tomber dans l’abîme. Alors, je vous en prie…pensons un peu à notre avenir ! »

Rayene Bouzitoun fait partie de la deuxième génération des Algériens du Canada. Ceux qui sont nés au Canada ou arrivés en bas âge représentent le tiers des 120 000 à 150 000 Algériens, selon les différentes sources.

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