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Au Maroc, un débat byzantin sur les langues étrangères pour les matières scientifiques

Au Maroc, un débat byzantin sur les langues étrangères pour les matières scientifiques

Un projet de loi portant réforme du système éducatif au Maroc traîne dans les travées de la chambre basse du Parlement depuis le mois d’octobre dernier, date de sa présentation par le ministre Saaid Amzazi à la commission de l’Éducation. La cause ? Un embrouillamini sur l’introduction des langues étrangères dans l’enseignement des matières scientifiques.

Adopté en août par le conseil des ministres, le projet a été transmis en septembre à la chambre des représentants, ou chambre basse. Un mois après, le ministre de l’Éducation le présente à la commission de l’éducation, et, depuis, le texte est à quai.

Le blocage de l’adoption du texte est motivé, selon la presse locale, par ‘’la question linguistique’’, alors que toutes les autres dispositions peuvent passer comme une lettre à la poste. Les différences de positions entre les partis de la coalition gouvernementale emmenée par le PJD (islamiste, modéré) et l’opposition bloquent l’adoption de ce projet de réforme de l’Éducation.

Le blocage est le fait du PJD (parti de la justice et du développement) qui ne veut pas de l’enseignement des matières scientifiques dans les langues étrangères, en particulier en français. Mais, le parti au pouvoir au Maroc a fini par accepter qu’il serait possible de le faire à partir d’une application progressive sur une période de 10 ans. Mais, le ministère de l’Éducation a déjà étudié ce système et il a fini par conclure à l’impossibilité de sa mise en œuvre.

L’autre disposition qui fait grincer des dents est la disposition qui prévoit, pour les familles aisées, le paiement des frais d’inscription dans le secteur public.

Bref, l’impasse est totale, et la séance de lundi 18 février au Parlement pour faire avancer le projet n’a débouché sur aucun résultat.

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