
L’Algérie a pris une nouvelle mesure radicale dans le domaine de l’industrie automobile afin de pousser les constructeurs automobiles à utiliser des composants fabriqués localement. Pour les équipements automobiles locaux, c’est une décision qui leur garantira un bon carnet de commandes.
« Il faut s’éloigner des chiffres creux et de l’assemblage encore plus creux. » La sentence est du Premier ministre Sifi Ghrieb à propos du taux d’intégration de l’industrie automobile en Algérie.
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Ghrieb a annoncé des mesures concrètes et fixé une deadline ferme aux constructeurs concernant l’utilisation des composants plastiques fabriqués localement.
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Le Premier ministre s’exprimait ce jeudi 24 septembre à l’occasion de la relance d’une usine de composants plastiques à Tissemsilt, appartenant à la société GPI (Global Plastic Injection) de la holding publique ACS (industries chimiques).
Industrie automobile : plus aucun composant plastique ne sera importé à partir de 2027
Le taux d’assemblage commence à augmenter, mais il faut plus pour parler d’une véritable industrie automobile. L’ouverture de l’usine de Tissemsilt est une opportunité pour booster le taux d’intégration.
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« Plus aucune pièce plastique entrant dans l’industrie automobile qui pourrait être fabriquée chez GPI (Global Plastic Injection) ne sera importée à partir du début de l’année prochaine », a tranché le Premier ministre. Les constructeurs automobiles agréés en Algérie sont tenus de se conformer à cette décision.
“D’ici la fin de l’année, je dis bien avant la fin de l’année, les moules de tous les composants plastiques entrant dans l’industrie et le montage automobile seront ici dans cette usine”, a annoncé Sifi Ghrieb dans une déclaration faite au sein de l’usine qu’il venait d’inaugurer.
L’usine est exploitée par la société GPI (Global Plastic Injection), relevant du groupe public des spécialités chimiques Holding ACS.
“À partir d’aujourd’hui, cette société, GPI, doit avoir un cahier des charges aux contours clairs avec l’ensemble des constructeurs”, a ajouté le Premier ministre qui a mis en garde contre les faux-fuyants qui pourraient être avancés concernant l’importation des moules.
“Je connais toutes les chansons des moules (…) que personne ne vienne me dire qu’il faut une année pour importer le moule. Il y a des alternatives”, a-t-il dit.
“Personne ne dira : vous m’avez bloqué”
Selon Ghrieb, l’État veille à ce qu’il y ait un taux d’intégration effectif. L’Algérie commence à avoir une industrie automobile véritable et “entre dans la chaîne de production avec une haute valeur ajoutée”, a-t-il ajouté. En tout cas, a-t-il insisté, “d’ici la fin de l’année, aucune pièce plastique qui peut être fabriquée ici à Tissemsilt ne sera importée”.
“Personne ne dira ‘vous m’avez bloqué’. Vous allez ramener vos moules dès maintenant et je ne laisserai aucun composant plastique rentrer à partir du 31 décembre”, a-t-il répété.
La même chose sera faite pour l’usine de carrosseries de Batna qui a été lancée fin avril dernier, a-t-il souligné.
L’usine de Tissemsilt pourra aussi fournir les autres secteurs, comme les industries de l’électroménager et de l’électronique, qui utilisent aussi des composants plastiques. Pour lui permettre de couvrir toute la demande, le Premier ministre a annoncé que la nouvelle usine bénéficiera d’investissements supplémentaires et devra atteindre à terme sa pleine capacité de production et fonctionner en 24 heures sur 24.