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Automobile : l’expansion de Stellantis en Algérie face à un obstacle de taille

Pour ses investissements en Algérie dans l’automobile, le groupe Stellantis fait face à un obstacle de taille en Italie

Automobile : l’expansion de Stellantis en Algérie face à un obstacle de taille
L'expansion de Stellantis en Algérie suscite une fronde en Italie / Par Mike Dot / AdobeStock
Ali Idir
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Le groupe Stellantis est au centre des critiques en Italie pour avoir invité ses fournisseurs et sous-traitants automobiles italiens à s’installer en Algérie. Plusieurs députés sont montés au créneau pour crier à la délocalisation.

Une fronde qui menace l’expansion du groupe automobile en Algérie où il s’est engagé à construire des voitures avec un taux d’intégration d’au moins 30 %.

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Le géant automobile franco-italo-américain a ouvert fin 2023 une usine à Tafraoui près d’Oran qui produit deux modèles de la marque Fiat (Le Doblo et la Grande Panda). Le 13 janvier, il a annoncé l’arrivée de sa marque Opel qui ouvrira une usine en Algérie.

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Début février, le groupe tiendra une réunion à l’Union industrielle de Turin avec les fournisseurs locaux auxquels il compte présenter les avantages et atouts du marché algérien.

L’Algérie exige des constructeurs automobiles qui s’installent sur son territoire d’élever le taux d’intégration. Cela passe par l’installation des producteurs de pièces et d’accessoires.

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La rencontre annoncée est intitulée “Stellantis Algérie à la rencontre des entreprises turinoises”. Le groupe veut convaincre les entreprises italiennes de soutenir le développement de l’usine d’Oran, pour laquelle un plan d’investissement de 200 millions d’euros est prévu.

Dans l’invitation envoyée aux entreprises de Turin, Stellantis a noté que le marché automobile algérien connaît “une forte croissance”, portée par une demande accrue sur les véhicules et par “des politiques d’investissement favorables au secteur”, citant le soutien de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).

Stellantis à ses sous-traitants Italiens : “Venez en Algérie !

Il y a aussi le coût de la main-d’œuvre, nettement avantageux par rapport à l’Italie.

En 2025, 50 000 véhicules de la marque Fiat ont été assemblés en Algérie, contre 24 000 en 2024.

Stellantis évoque “les possibilités de lancer des lignes de production ou d’approvisionnement locales, permettant de réduire les coûts logistiques et d’améliorer les délais de livraison”.

La question a atterri au Parlement italien jeudi 22 janvier. La députée du mouvement M5S, Chiara Appendino, ancienne maire de Turin, a vivement critiqué Stellantis qui “ose organiser un événement à Turin pour convaincre ses fournisseurs de s’installer en Algérie”.

Nous assistons à une nouvelle délocalisation de Stellantis, cette fois-ci vers l’Algérie”, a-t-elle accusé.

Marco Grimaldi, du mouvement écologiste AVS, a noté que le site de Mirafiori, le plus grand de Fiat en Italie, a clôturé l’année avec une chute de production de 65 %, “soit 25 000 voitures, un record catastrophique”. “Or, on ne parle pas de Mirafiori, mais de Tafraoui, en Algérie. Le même pays où, le 2 février, Stellantis invitera également les sous-traitants turinois à se relocaliser”, s’est-il élevé.

Federico Fornaro, député de centre-gauche, a estimé pour sa part que l’invitation lancée par Stellantis à ses sous-traitants “à quitter le Piémont pour l’Algérie” constitue “un signal qui devrait préoccuper tout le monde”.

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