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Blé : l’Algérie veut doubler ses rendements pour garantir sa souveraineté alimentaire

L’Algérie où la consommation de blé est supérieure à la moyenne mondiale, veut doubler le rendement à l’hectare de cette céréale

Blé : l’Algérie veut doubler ses rendements pour garantir sa souveraineté alimentaire
L’Algérie veut passer d’un rendement de 15 à 30 quintaux de blé à l’hectare / Par No-longer-here de Pixabay
Badreddine Khris
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L’Algérie s’attèle à réunir toutes les conditions idoines pour améliorer davantage la contribution du secteur de l’agriculture dans le produit intérieur brut (PIB) du pays, réduire la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et aux importations de blé.

Pour y arriver, l’Algérie mise notamment sur le développement des filières stratégiques comme les céréales à même de garantir la sécurité alimentaire, synonyme de souveraineté nationale.

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Outre le travail accompli par ses cadres, dans ce sens, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a sollicité l’accompagnement du département de la recherche scientifique relevant du ministère de l’Enseignement supérieur pour développer ces filières agricoles de manière plus élaborée.

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Les deux ministères ont, à ce propos, signé un partenariat. Ils dressent, aujourd’hui, un état des lieux sur les résultats de cette collaboration.

Yacine Oualid et Kamel Baddari, respectivement, ministres de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur ont inauguré ce mardi 20 janvier, les travaux d’une journée d’étude consacrée à l’intégration des résultats de ce partenariat et de la recherche scientifique dans le développement des filières céréalières et légumineuses.

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Le ministre de l’Agriculture, a, dans son intervention, confirmé l’importance que les pouvoirs publics accordent à la modernisation du secteur agricole en Algérie.

Cette modernisation ne peut se réaliser, toutefois, a-t-il insisté, sans un « recours accru à la recherche scientifique et aux capacités des universités algériennes pour permettre au secteur d’accroître les rendements à l’hectare, notamment dans la production céréalière et de garantir la sécurité alimentaire ».

À cet égard, il a rappelé que la Conférence nationale sur la modernisation du secteur agricole, qui s’est tenue fin octobre 2025, a abordé en profondeur la question de la productivité, en complément des propositions soumises par le groupe de travail mixte avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique concernant l’amélioration du rendement à l’hectare.

Objectif : atteindre un niveau de rendement d’au moins 30 qx/hectare

« Notre objectif est de surmonter cette faible productivité (n’excédant pas 15 quintaux de blé/hectare), qui persiste depuis des décennies et d’atteindre un niveau d’au moins 30 quintaux par hectare, en nous appuyant sur la recherche scientifique, afin de répondre à la demande croissante de céréales », a affirmé Yacine Oualid soulignant que la consommation annuelle moyenne de blé par habitant en Algérie est nettement supérieure à la moyenne mondiale.

Le plan stratégique arrêté par le département de l’Agriculture pour atteindre ces objectifs, prévoit un certain nombre d’actions jugées primordiales. Yacine Oualid a évoqué la nécessité d’introduire de « nouvelles variétés plus résistantes à la sécheresse et aux variations pluviométriques ».

Il a mis l’accent également sur l’impérative « classification logique des variétés de semences afin d’orienter leur utilisation en fonction des caractéristiques de chaque région et ainsi accroître la productivité, tout en adoptant de nouvelles variétés adaptées, sur la base des résultats de la recherche scientifique ».

Parmi les orientations adressées aux compétences des deux ministères présentes à cette rencontre, organisée, faut-il le préciser, par l’Office interprofessionnel algérien des céréales (OAIC), le ministre a souligné l’impératif d’étendre les surfaces irriguées à 500.000 hectares grâce à l’extension des systèmes d’irrigation.

Il a en outre, suggéré la « révision des politiques de subventions agricoles afin d’optimiser l’utilisation des ressources financières et de les orienter vers les véritables producteurs ». Pour lui, l’assurance agricole doit être, en outre, révisée pour couvrir de nombreux autres risques non couverts auparavant tels que les fortes chaleurs, la sécheresse…

Dans le but de permettre au secteur d’injecter des capitaux supplémentaires pour soutenir les investissements dans divers domaines, le ministre a proposé aussi, le développement de nouveaux mécanismes de financement et la diversification de leurs sources, notamment les microcrédits et le capital-risque.

Autre proposition : la mise à disposition de machines modernes pour le secteur agricole, en particulier la filière céréales, « par la création de coopératives spécialisées dans les équipements agricoles de pointe, au bénéfice des agriculteurs. Ceci permettra d’étendre les surfaces cultivées, d’accroître la productivité et de prévenir les pertes de récoltes, conformément aux directives du président ».

Lien permanent : https://tsadz.co/dcz83

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