
Les prix du blé tendre ont augmenté sur le marché mondial, poussés vers le haut par l’appel d’offres lancé par l’Algérie dimanche pour l’achat de 50 000 tonnes de blé, alors que sévit la crise en mer Noire où transitent les blés russes et ukrainiens.
Dimanche, l’Office algérien des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres pour l’importation de 50 000 tonnes de blé tendre, un mois après avoir passé commande de 500 000 tonnes pour un tarif compris entre 319 et 321 dollars la tonne.
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Depuis, les prix du blé ont perdu du terrain, après que la Russie a trouvé une voie alternative pour écouler son blé via la Baltique.
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Blé tendre : les prix remontent à 271,37 dollars
Dans ce contexte, et comme l’OAIC a pris l’habitude d’acheter une quantité plus importante que celle mentionnée dans l’appel d’offres, la nouvelle commande algérienne a provoqué une reprise du marché et une hausse des cours du blé européen de 0,5% à 271,37 dollars la tonne, rapportent plusieurs médias économiques.
En plus de l’appel d’offres algérien, les prix du blé ont repris l’ascenseur après l’amenuisement des chances de progrès vers un accord de paix en mer Noire, qui permettrait à la Russie et à l’Ukraine, deux grands producteurs mondiaux de blé, d’écouler leurs récoltes par voie maritime.
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Avec 8,5 millions de tonnes d’importations prévues durant la campagne 2026-2027, l’Algérie fait partie des trois grands importateurs de blé au monde, après l’Égypte (13,5 millions de tonnes, 120 millions d’habitants) et l’Indonésie (12,5 millions de tonnes, 288 millions d’habitants). Proportionnellement à sa population, l’Algérie avec 48 millions d’habitants dépasse largement ces deux pays.