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Cameroun-Algérie : les Verts face à leur destin

Cameroun-Algérie : les Verts face à leur destin

L’équipe d’Algérie de football affronte ce vendredi 25 mars son homologue du Cameroun en match aller des barrages africains des éliminatoires du Mondial 2022.

Le coup d’envoi de la rencontre est prévu à 18 h (heure algérienne) au stade Japoma de Douala. Le match retour est prévu mardi prochain, 29 mars, à Blida.

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Une double confrontation que le sélectionneur national Djamel Belmadi considère comme étant « la plus importante » de sa carrière « de joueur et d’entraîneur », deux matchs importants pour lui, pour les joueurs et pour toute l’Algérie.

Il y a une participation à la Coupe du monde au bout et toute l’Algérie aura le regard braqué sur la ville de Douala en croisant les doigts pour que les coéquipiers de Riyad Mahrez fassent mieux que leur dernière coupe d’Afrique complètement ratée sur ce même terrain du stade Japoma.

Se qualifier pour la cinquième fois en Coupe du monde est un objectif primordial pour Djamel Belmadi et son groupe. Un objectif tracé dès la fin de la CAN remportée en Égypte en 2019, répète à chaque fois le coach.

« On ne s’imagine pas ne pas aller au mondial », a-t-il insisté la semaine passée. Jusque-là, Belmadi a réalisé un excellent parcours avec l’équipe nationale qu’il entraîne depuis l’été 2018, gagnant notamment une CAN et ratant d’un cheveu le record mondial d’invincibilité pour une sélection (35 matchs).

Mais au bilan du sélectionneur, il ne devra pas manquer la qualification en Coupe du monde. Ce serait un échec monumental car cette génération mérite de participer au rendez-vous footballistique le plus important de la planète. Belmadi en est conscient, les joueurs aussi.

« C’est un mondial qui est au bout, donc c’est important pour tout le monde surtout pour les joueurs avant toute chose. C’est la consécration d’un travail qui date depuis 2018, donc aujourd’hui on est à deux matchs d’une phase finale de Coupe du monde. J’estime que ce groupe mérite de participer à un mondial et on fera le maximum pour ça », a déclaré le coach 24 heures avant le match aller.

Les joueurs ont les moyens de le faire même si, pour cela, ils doivent passer l’écueil de leur bête noire. L’Algérie n’a en effet jamais réussi à battre le Cameroun en match officiel. Sur ce point, l’ascendant psychologique est en faveur des Camerounais, mais le facteur est loin d’être déterminant.

Tout se jouera sur le terrain de Japoma puis sur celui de Blida quatre jours plus tard. Belmadi a tenu à le souligner dès l’arrivée du groupe au Cameroun en provenance de la Guinée équatoriale où il a effectué un stage d’acclimatation et de préparation.

« Ne me parlez pas du climat ni du terrain »

« Tout le monde est concentré, tout le monde a envie de faire quelque chose de grand déjà ici et on verra à Tchaker dans 4 jours. On vient vraiment avec beaucoup d’envie. On est concentrés et motivés. Ça s’appelle la Coupe du monde, c’est notre objectif. Tout se passera sur le terrain », a déclaré le coach des Verts.

Dire que l’équipe nationale passera facilement ce dernier tour, c’est méconnaître la difficulté avec laquelle s’arrachent les billets africains pour le mondial. Il suffit de se rappeler le match barrage d’Omdurman face à l’Égypte en 2009 ou la double confrontation face au Burkina Faso en 2013.

Malgré une coupe d’Afrique ratée, l’Algérie a toutes les chances d’aller au Qatar. Au registre des performances, le Cameroun aussi n’a pas vraiment brillé lors de la CAN qu’il a pourtant organisée. Il a été éliminé en demi-finale par l’Égypte, après avoir affronté des adversaires de petits calibres aux tours précédents. Les Lions indomptables ne rugissent plus en Afrique depuis 2017 et la CAN qu’ils ont gagnée contre l’Égypte.

Pour cette double confrontation, Belmadi a convoqué un groupe réduit (24 joueurs) et remanié par rapport à celui qui a disputé la CAN, tout en gardant l’ossature de l’équipe-type.

Il disposera ce vendredi de tous ses joueurs et c’est un atout par rapport à l’adversaire qui compte au moins deux blessés parmi ses titulaires (Anguissa et Ngamaleu). Certes, les Verts devront faire face à d’autres aléas comme le terrain, le climat, la pression du public local et éventuellement l’arbitrage.

Des aléas auxquels Belmadi n’accorde cependant pas trop d’importance. « Ne me parlez pas du climat ni du terrain », a-t-il déclaré à son arrivée au Cameroun. Le coach a semblé en effet très serein et confiant. Il appartient aux joueurs de faire le nécessaire sur le terrain pour revenir avec un score sécurisant puis achever le travail devant le public à Blida. Ils sont à une marche de la Coupe du monde. Ils n’ont pas le droit de la rater.

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