
Les Algériens sont de plus en plus nombreux à réussir dans la province canadienne du Québec. Mordjane Dahes, 24 ans, a investi un domaine de pointe, peu ouvert aux femmes jusque-là : la technologie aérospatiale.
Le parcours de l’immigrée venue d’Algérie est raconté par le média canadien La Presse. Voilà qui change des stigmatisations et des restrictions qui ciblent les étudiants étrangers en France.
A lire aussi : OQTF confirmée pour une famille algérienne installée en France depuis 2018
Mordjane a toujours rêvé de devenir pilote d’avion. En arrivant au Canada, elle a opté, immédiatement après l’obtention de sa résidence permanente, pour des études dans ce domaine qui constitue sa passion.
A lire aussi : Consulats d’Algérie : avis important aux jeunes de la diaspora
Inscrite à l’École nationale d’aérotechnique (ENA), elle prépare un baccalauréat en génie aérospatial. Remettant à plus tard son projet de devenir pilote, elle poursuit un cursus d’ingénieur en aérospatial.
“Je voulais devenir pilote d’avion depuis mon enfance. Mais en arrivant à Montréal, qui est l’une des capitales de l’aéro, j’ai eu cette curiosité de m’ouvrir à d’autres métiers que le pilotage. Je me suis renseignée et j’ai vu que je pouvais devenir ingénieure en aérospatiale”, confie-t-elle au même média.
A lire aussi : Crise France-Algérie et titres de séjour : « pourquoi prend-on les gens en otage ? »
Étant l’une des rares femmes de cette première promotion de l’école canadienne en génie aérospatial, l’Algérienne assure qu’il lui a fallu montrer du “caractère” pour s’imposer dans ce milieu masculin. “Il faut savoir s’affirmer et démontrer sa crédibilité parce que, parfois, on n’est pas prise au sérieux”, dit-elle.
Mordjane Dahes reconnaissante envers le Québec
En plus d’être assidue dans ses études, la jeune femme s’est investie dans plusieurs activités annexes en étant notamment ambassadrice de l’école, vice-présidente du conseil de vie étudiante, membre de l’Association des filles, et en participant à divers évènements de réseautage et de leadership…
Une façon pour elle de se montrer reconnaissante envers la province canadienne qui lui a offert plein d’opportunités. “Le Québec m’a offert beaucoup d’opportunités, autant sur le plan scolaire que professionnel. M’impliquer est donc pour moi la meilleure façon de redonner à cette société qui m’a accueillie et qui m’a permis de me construire”, reconnaît Mordjane Dahes.
La jeune étudiante est passionnée par ce qu’elle fait. “C’est un domaine extraordinaire. On fabrique des pièces pour des aéronefs qui volent et qui transportent des êtres humains. C’est quand même passionnant”, explique-t-elle.
Elle le sait, le Québec lui réserve d’autres opportunités une fois ses études terminées. Y compris celle de réaliser son rêve de piloter des avions, qu’elle ne perd toujours pas de vue.
Elle confie qu’elle songe à enseigner où à devenir superviseur dans une entreprise d’aérospatiale ou d’aéronautique. Mais aussi à faire sa licence de pilote privé. Une chose est certaine, le diplôme qu’elle prépare est un sésame qui ouvre les portes de nombreux métiers.