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Carburants : l’Algérie va-t-elle augmenter les prix ? Mohamed Arkab répond

L’Algérie fait partie des pays où les carburants sont les moins chers au monde. Va-t-elle augmenter les prix en 2027 ? La question a été posée au ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.

Carburants : l’Algérie va-t-elle augmenter les prix ? Mohamed Arkab répond
L’Algérie fait partie des pays où les carburants sont les moins chers au monde/Par Par Iryna / Adobe Stock
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le projet de loi de finances pour 2027 contient bien une proposition qui ouvre la voie aux pouvoirs publics pour augmenter les prix des carburants en cas de besoin.

Néanmoins, il n’y a pas à ce stade, au niveau du gouvernement, de projet pour revoir à la hausse les prix de l’essence et du gasoil à la pompe, a assuré le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.

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Prix des carburants en Algérie : Mohamed Arkab s’exprime sur l’article 218 du PLF 2027

Le ministre a présenté samedi 17 octobre un exposé devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN). Il a été notamment interrogé sur l’article 218 du PLF 2027, qui stipule que « les prix des carburants peuvent faire l’objet de révision, en cas de besoin, par les parties prenantes ».

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Dans ses explications, Mohamed Arkab a indiqué que l’inclusion de la proposition ne signifie pas nécessairement une augmentation des prix. Il n’y a aucun projet allant dans ce sens, a-t-il assuré, soulignant toutefois que les prix appliqués en Algérie pour les carburants sont très bas par rapport au marché international.

En Algérie, l’essence sans plomb coûte 47 dinars le litre (0,35 dollar) et le prix du gasoil est fixé à 31 dinars le litre. Pour le GPL-c, le prix est de 12 dinars le litre. La dernière hausse des prix des carburants a été opérée le 1er janvier dernier.

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Du reste, a-t-il fait remarquer, la décision d’approuver ou non la proposition revient aux deux chambres du Parlement.

La consommation intérieure d’énergie atteint 59 millions de TEP

À la même occasion, le premier responsable du secteur a dévoilé que la consommation intérieure d’énergie atteint environ 59 millions de tonnes équivalent pétrole, principalement en raison de la hausse de la demande de gaz et, dans une moindre mesure, de produits pétroliers.

À noter que dans l’exposé des motifs de la proposition contenue dans l’article 218, le gouvernement a souligné que l’État maintient une politique de tarification des carburants « parmi les plus avantageuses et stables au monde, visant à soutenir durablement le modèle énergétique national » et que c’est le Trésor public qui prend à sa charge une part significative des coûts réels pour combler l’écart entre le coût de revient et le prix à la pompe, dans le but de protéger le pouvoir d’achat des ménages ainsi que la compétitivité des acteurs économiques.

Face à la hausse continue des coûts de production, la révision des prix des carburants « peut devenir un impératif technique et économique ».

Il s’agit d’un ajustement « indispensable pour garantir l’équilibre financier des secteurs de raffinage et de distribution, prévenir tout risque de rupture d’approvisionnement et sécuriser la disponibilité continue des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, sans pour autant compromettre l’aide de l’État », a expliqué le gouvernement.

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