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Carnage à Gaza : Israël accumule les défaites

Carnage à Gaza : Israël accumule les défaites

La guerre que mène Israël contre Gaza depuis l’attaque du Hamas samedi 7 octobre a franchi mardi une nouvelle étape dans l’horreur avec le bombardement mardi 17 octobre d’un hôpital gazaoui.

Plus de 500 personnes ont péri dans cette frappe attribuée à l’armée israélienne. De nombreuses victimes seraient encore sous les décombres et le bilan risque de s’alourdir.

Face à la colère provoquée par ce carnage partout dans le monde, le porte-parole de l’armée israélienne a donné une version pour le moins étrange en expliquant qu’une roquette tirée par le Djihad islamique vers Israël a raté sa cible, déviée de sa trajectoire pour s’abattre sur l’hôpital.

Dans la foulée de cette tragédie, l’armée israélienne nous apprend que le Djihad islamique disposait de bombes aussi puissantes capables de provoquer des carnages, car depuis le début de cette guerre, les roquettes palestiniennes font à peine quelques blessés ou des dégâts matériels aux habitations israéliennes.

Bien sûr il ne fallait pas plus pour que les soutiens d’Israël reprennent cette version et certains sans même prononcer un mot pour les victimes de cette frappe se sont même réjouis de la tragédie palestinienne. Ce mercredi, l’armée israélienne a donné une autre version. Elle a reconnu avoir bombardé le garage de l’hôpital tout en annonçant l’ouverture d’une enquête sur ce qui s’est passé.

Frappe contre un hôpital de Gaza : « Une défaite majeure pour Israël »

Après le crime, le déni. L’accusation de l’armée israélienne qui ne convainc que ses soutiens en Occident. La Russie a condamné la frappe et a demandé à Israël de publier les images satellites pour appuyer ses accusations contre les factions palestiniennes.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné la frappe en fournissant un élément qui accable Israël : « Cet hôpital comptait parmi les vingt établissements du nord de la Bande de Gaza ayant reçu des ordres d’évacuation de la part des autorités militaires israéliennes. »

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) s’est dite « horrifiée » par le bombardement israélien de l’hôpital Ahli Arab dans le centre-ville de Gaza qui « soignait des patients et hébergeait des personnes déplacées ».

Au-delà de cette tragédie, une de plus dans la longue liste des crimes israéliens restés impunis, la mort de près de 3.000 Palestiniens dont beaucoup d’enfants sous les bombes israéliennes n’était-elle la preuve du désir de vengeance sanguinaire de l’armée israélienne après sa défaite militaire contre le Hamas, samedi 7 octobre ?

En dix jours, Israël a bombardé sans relâche la bande de Gaza, tout en soumettant l’enclave palestinienne a un blocus inhumain, privant ses habitants d’eau, d’électricité et de nourriture.

Ceux qui échappent aux bombes qui n’épargnent aucun édifice se retrouvent piégés dans cette prison à ciel ouvert. Israël empêche même l’aide internationale d’entrer à Gaza.

En décidant d’infliger une punition collective à une population de deux millions d’habitants coincée dans un territoire de 364 km2, Israël porte l’entière responsabilité dans le massacre des civils palestiniens.

Israël n’a pas fini ainsi de diviser le monde et d’attiser les conflits religieux. L’occupation de la Palestine et les atteintes permanentes à la mosquée d’Al-Qods, troisième lieu saint de l’Islam après la Mecque et Médine, sont vécues comme une humiliation permanente dans le monde musulman.

Comme l’a dit Gérard Araud, ex-ambassadeur de France en Israël,  « la vérité sur la responsabilité de la frappe sur l’hôpital de Gaza n’a désormais aucune importance ». 

Pour lui, « l’opinion publique a tranché : c’est Israël le coupable. Toutes les explications n’y feront rien. C’est une défaite majeure pour Israël. Elle aura des conséquences politiques ».

À part l’Occident, rares sont les pays qui croient à la version israélienne. Les pays arabes voisins d’Israël et même leur nouvel allié les Émirats arabes unis ont dénoncé le bombardement israélien. Le roi de Jordanie Abdallah II a annulé une rencontre avec le président américain Joe Biden qui est attendu ce mercredi en Israël, plus que jamais isolé sur la scène internationale.

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