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Carnet de campagne, jour 21 : Makri reproche à Sellal et Ouyahia de mener une campagne pour la présidentielle

Carnet de campagne, jour 21 : Makri reproche à Sellal et Ouyahia de mener une campagne pour la présidentielle

Toufik Doudou / NEWPRESS

– Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire du FFS, à Mila : « Nous n’allons participer à aucun gouvernement parce que nous ne croyons pas à la possibilité d’un changement de l’intérieur. Nous préférons demander à la population les mandats électifs dans les institutions nationales pour réaliser le changement pacifique et calme. Il faut un consensus national pour sauver l’Algérie de l’effondrement à travers un processus constituant qui doit nous mener vers la deuxième République. Nous croyons à une Algérie unie et indivisible ». Il a accusé « l’oligarchie » de vouloir « piller les richesses nationales » et« confisquer la décision politique et les acquis populaires » pour conduire le pays « vers un libéralisme sauvage ». « Les secteurs stratégiques doivent être gérer par l’État, loin des capitaux privés nationaux ou étrangers », a-t-il dit.

– Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, à Alger : « Nous allons défendre au Parlement l’application stricte de la Constitution. Il faut aller vers une décentralisation dans la gestion des collectivités locales. Il faut donner plus de prérogatives aux élus locaux. Nous allons encourager les constructeurs de logements qui appliquent des tarifs corrects à accéder plus facilement au foncier et aux crédits bancaires ». Il a rappelé que 60.000 logements ont été distribués à Alger dans le cadre de « la lutte contre les bidonvilles ». « Notre parti a combattu le terrorisme. Il ne craint pas les lobbies surtout ceux qui viennent de l’extérieur », a-t-il souligné. Le RND est, selon lui, favorable à l’exploitation du gaz de schiste mais « dans le respect de l’environnement ».

– Abderrazak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), à Chlef : « Les sorties du premier ministre Abdelmalek Sellal et de Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, font partie d’une campagne électorale prématurée pour les présidentielles. Et la descente des ministres dans les wilayas perturbe le déroulement de la campagne pour les législatives et cible les partis concurrents ».

– Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, à Tipaza : « Les documents des Accords d’Evian signés avec la France prouvent que le FLN a bel et bien pris le pouvoir à travers Krim Belkacem. Le FLN, c’est l’Histoire. Il n’est pas tombé d’un arbre. Nous sommes la première force politique en Algérie  qui regroupe les meilleurs cadres du pays et toutes les catégories du peuple ». À Blida, il a prévenu contre toute atteinte à l’unité nationale et à la cohésion des Algériens. « Je suis convaincu que les Algériens répondront à l’appel du pays en accomplissant leur devoir électoral », a-t-il déclaré.

– Mohcine Belabbes, président du RCD, à Tlemcen : « Il faut aller vers un nouveau découpage administratif en supprimant les dairas actuelles qui coûtent beaucoup au pays et qui sont peu efficaces. L’idéal est de créer des zones territoriales qui comprennent des groupes de communes représentés par des députés rassemblés dans des conseils régionaux, des parlements locaux ».

– Abdelaziz Belaid, président du Front Al Moustakbal, à M’Sila : « Il faut ouvrir un dialogue entre tous les acteurs de la scène politique et économique nationale pour essayer de trouver des solutions à la crise que connait l’Algérie. Il est nécessaire de protéger la classe moyenne qui est le ciment qui consolide l’Algérie ».

– Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA), à Oran : « Je vous appelle à aller vers une véritable révolution électorale le 4 mai prochain. Il faut leur prouver que la souveraineté appartient au peuple. Et je vous rappelle que le FNA est construit sur les principes de justice sociale et valeurs nationales ». Il a critiqué la mise à l’écart de la femme dans le choix pour les postes de responsabilité dans le pays. « Le FNA est fier d’avoir présenté une femme tête de liste à Oran », a-t-il dit.

– Amara Benyounes, président du Mouvement populaire algérien (MPA), à Mascara et Saida : « Le meilleur Ramadan que les Algériens ont vécu était quand j’étais ministre du Commerce. Nous accordons au MPA la priorité à l’agriculture en tant que secteur créateur de richesses et d’emplois. La sécurité alimentaire nationale ne peut être assurée que par l’agriculture ».

– Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), à Alger : « Ne sauvez pas le FLN, comme vous l’avez fait en 2012. Le 04 mai prochain, il faut sauver le pays. Seul un vote massif peut changer la donne et favoriser la création de groupes parlementaires acquis aux classes ouvrières. Il s’agit de changer le rapport de forces au sein du Parlement, de provoquer un renouveau institutionnel et politique dans le pays ». Elle a appelé à arrêter « la libération sauvage » dans le secteur économique.

– Naima Salhi, secrétaire générale du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), à Boumerdes « Notre discours est réaliste. Nous ne faisons pas des promesses que nous ne pourrons pas tenir plus tard. Le boycott des élections législatives renforcera la fraude et le détournement des voix. La population doit être mobilisée pour que la participation soit massive. Ce que nous devions faire, nous l’avons fait. La balle est dans votre camp. Si vous ne votez pas, cela veut dire que les autres vont gagner».

– Hassen Ferli, secrétaire national à la communication du FFS, a annoncé la tenue, pour ce dimanche 30 avril à 17h au siège national du parti à Alger, d’une rencontre sous le thème : « Mobilisation citoyenne pour un vote effectif des femmes ». Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire du FFS, prononcera, à l’occasion, le discours de clôture de la campagne électorale.

– Saddek Bouguettaya, membre du bureau politique du FLN, à Maghnia : « L’Algérie n’a pas besoin d’un projet comme celui d’Erdogan, ni aucun autre projet qui a ouvert la voie aux tueries en Syrie et en Irak. L’Algérie ne veut d’aucune nouvelle expérience, turque ou afghane ».

– Ali Benflis, président du parti Talai el Hurriyet, à Liberté : « Il y a dans notre pays aujourd’hui une impasse politique totale. Il y a une crise économique d’une exceptionnelle gravité. Il y a une dangereuse montée des tensions sociales dont nul ne peut prédire les retombées. Dans un contexte aussi lourd de menaces, il fallait faire un choix. Nous avons fait le choix de rester concentrés sur les véritables défis pour notre pays face auxquels les élections à venir ne font pas le poids. Au mieux, elles n’y changeront rien ».

– Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur des Collectivités locales, a,  lors d’une rencontre de la société civile à Alger, appelé les Algériens à participer « massivement et efficacement » aux élections législatives pour « faire face aux dangers et menaces qui guettent l’Algérie ». « Nous devons tous faire preuve de vigilance et être prêts à y faire face pour protéger notre pays et en faire un modèle de cohésion et d’entente autour d’un seul et unique étendard. Faisons du 4 mai une date décisive pour faire face aux différentes menaces et donnons une leçon aux ennemis de l’Algérie qui veulent semer le chaos dans notre pays », a-t-il déclaré, repris par l’agence APS.

– Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a déclaré, samedi 29 avril à Alger, que le vote de la communauté algérienne à l’étranger se déroule dans « une parfaite transparence ». « L’opération électorale a débuté ce samedi matin, à travers le monde singulièrement et naturellement là où la communauté algérienne est concentrée. En plus des bureaux installés dans l’enceinte des ambassades et des consulats, nous avons un certain nombre de bureaux qui ont été ouverts avec la coopération des autorités locales pour rapprocher les urnes de nos électeurs », a-t-il soutenu. M. Lamamra a reçu, selon l’APS, une délégation de chefs de mission des observateurs internationaux des Nations unies, de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamiques, arrivés à Alger pour suivre le scrutin du 4 mai.

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