
L’Algérie a-t-elle soumis la collecte, le transport, le recyclage et le traitement des déchets, à un agrément de la part de la part du ministère de l’Environnement et de la qualité de la vie ?
Un document daté du 11 janvier et portant le cachet de ce département, qui circule les réseaux sociaux, affirme, sans s’appuyer sur aucune loi, ni réglementation, que les personnes morales et physiques détentrices uniquement d’un registre de commerce sans l’agrément ministériel, « ne sont pas habilitées à exercer ces activités ou à signer des contrats avec des sociétés ou des usines conformément à la loi ». Finalement, il s’agit d’un faux document.
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« Un faux document »
Le ministère de l’Environnement a apporté mardi un démenti formel. « A la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’un document intitulé « Instruction », daté du 11 janvier 2026 et attribué au ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, concernant la collecte, le transport, la valorisation et le traitement de divers types de déchets, le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie dément catégoriquement avoir émis un tel document et affirme que toutes les informations officielles proviennent exclusivement de son site internet », a indiqué le département de Kaouther Krikou en ajoutant que son département se « réserve le droit d’engager toute action en justice nécessaire. »
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34 millions de tonnes de déchets par an
Il faut rappeler que le ministère de l’Environnement a, en outre, élaboré une Stratégie nationale de gestion intégrée des déchets à l’horizon 2035 (SNGID 2035) dans le but de changer le mode de gestion des déchets à travers leur valorisation en tant que ressource.
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L’Algérie produit 34 millions de tonnes de déchets par an et le chiffre devrait augmenter pour se situer entre 70 et 75 millions de tonnes à l’horizon 2035.
L’Algérie vise à recycler 30 % de déchets ménagers d’ici à 2035 et ambitionne également de valoriser 30 % des déchets solides (hors ménagers) ainsi que 50 % des déchets inertes (déchets de construction et démolition),en s’appuyant sur cette stratégie de valorisation incluant investissements, startups et tri sélectif pour transformer les déchets en ressources.