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Comment l’Algérie a créé Adnoc, la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis

Abdenour Keramane, ancien ministre algérien de l’Énergie raconte comment l’Algérie a construit la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis

Comment l’Algérie a créé Adnoc, la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis
C’est « l’Algérie qui a créé la compagnie pétrolière Émiratie Adnoc » / Par Cobalt / Adobe Stock
Ali Idir
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Les Émirats arabes unis mènent depuis quelques années une politique hostile à l’égard de l’Algérie. Pourtant cet État du Golfe doit beaucoup à l’Algérie, sans le concours de laquelle il n’aurait pas pu exploiter son pétrole qui a fait aujourd’hui sa richesse.

Cette vérité vient d’être rappelée par un ancien haut responsable algérien.

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Abderrahmane Keramane, ancien PDG de Sonelgaz et ancien ministre de l’Énergie, a raconté dans un podcast du quotidien El Moudjahid comment l’Algérie a volé au secours du jeune État naissant à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

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Malgré des réserves importantes, les Émirats arabes unis n’avaient aucune expérience dans la production pétrolière, laissant ses ressources exploitées par les compagnies étrangères.

Les dirigeants de ce pays ont sollicité l’Algérie qui a accédé à leur demande en dépêchant une équipe de jeunes cadres de Sonatrach qui mettront sur pied la compagnie émiratie ADNOC (Abu Dhabi national oïl company), qui compte aujourd’hui parmi les plus grandes au monde.

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Les Émirats n’avaient pas de société nationale, c’est l’Algérie qui l’a créée

C’est l’Algérie qui a fabriqué l’ADNOC dans les Émirats. C’étaient des cadres algériens, Mahmoud Hamra Krouha qui était vice-président de Sonatrach et l’équipe de cadres qui ont été délégués, qui ont fabriqué l’ADNOC. Les Émirats n’avaient pas de société nationale, c’est nous qui l’avons construite”, a rappelé Keramane.

L’ancien ministre a cité cet exemple pour illustrer le poids de l’Algérie sur la scène énergétique mondiale à l’époque, malgré ses ressources tout juste moyennes.

Outre la création de l’ADNOC, l’Algérie a été un “élément déterminant dans le boycott après la guerre de 1973”.

Les tournées que les pays producteurs de pétrole effectuaient dans le monde pour expliquer leur position étaient menées par Zaki Yamani, ministre saoudien du Pétrole, et l’Algérien Belaïd Abdeslam.

Aussi, la politique de nationalisation initiée par l’Algérie a été reprise partout. Abdennour Keramane a évoqué aussi le rôle de l’Algérie dans la formation de cadres pétroliers de nombreux pays.

La création de l’Institut algérien du pétrole a essaimé dans tous les pays du Maghreb, en Afrique”, a-t-il rappelé, soulignant que l’IAP a formé la plupart des pétroliers en Tunisie, en Afrique. Même des experts français en énergie ont été formés en Algérie, a indiqué l’ancien ministre, citant Jean-Marie Chevalier, Nicolas Sarkis et Jacques Percebois.

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