search-form-close

De l’arabisation à l’agonie de Boumediène, racontée par un témoin privilégié

Chronique livresque. Si tolérants que nous puissions être, nous ne sommes point disposés à croire sur parole les mémorialistes qui se présentent sous leur meilleur jour dans un exercice d’autopromotion où toute autocritique est exclue. C’est quand même extraordinaire qu’aucun homme politique algérien ne reconnait ses erreurs. Tous des anges.

Chadli lui-même ne reconnait dans ses mémoires qu’une faute : celle de ne pas avoir donné raisons à Kaid Ahmed sur la question de la révolution agraire. Sans doute sont-ils victimes de leur époque, celle de la pensée unique et de l’infaillibilité du modèle politique choisi. Cela a un nom : dogmatisme et aveuglement.

Ahmed Taleb-Ibrahimi dont on présente le tome 2 de ses Mémoires d’un Algérien* n’échappe pas à cette règle. Avec cette nuance : le style est si subtil, le propos si élégant qu’on oublie presque nos réserves. De même qu’on ne peut nier au mémorialiste une probité morale ainsi qu’une intégrité et un niveau intellectuel reconnus de tous, et combattus presque par tous. C’est qu’à son bagage culturel s’ajoute une élégance, un maintien et un port de tête qui le font passer pour un poseur qui regarde de haut la majorité de ses pairs dont le niveau intellectuel s’arrête aux calculs des millions amassés ou aux soustractions de quelques rivaux politiques.

Boumediène, qui a un faible pour l’homme à la dégaine d’acteur, lui confie que certains de ses collègues sont jaloux de lui en précisant que la jalousie des hommes est pire que celle des femmes. Mais que connait l’ascète Boumedène de la jalousie des femmes ?

Dans ce tome 2, Ahmed Taleb-Ibrahimi se décrit non comme un homme de pouvoir, mais plutôt comme un intellectuel, un homme de culture arpentant, cigare à la bouche, les allées et les coulisses du pouvoir avec un regard désenchanté. Une sorte d’enchanteur désenchanté comme on dirait du Chateaubriand des mémoires d’outre-tombe. Le pouvoir, il ne le cherche pas, c’est le pouvoir qui le cherche

Ainsi, dès l’entame du livre, il a la bienveillance de nous informer que son entrée à 33 ans dans le premier gouvernement de Boumediene au lendemain du 19 juin a été assorti de deux conditions : « L’interdiction de la pratique de la torture et la remise en liberté des deux frères emprisonnés et condamnés à mort puis graciés par Benbella : Hocine Ait Ahmed et Mohamed Benahmed dit Commandant Moussa. Sur le premier point, Boumediène est d’accord et il le déclarera publiquement. Sur le second point, il m’avait demandé « un peu de temps ».

Taleb-Ibrahimi conditionnant le terrible Boumediène dont il n’était pas encore très proche est-ce plausible ? Possible, même si lui-même écrira concernent un Merbah demandant à Chadli le poste de secrétaire général de la défense, qu’il n’aurait jamais osé avec Boumediène. Comment a-t-il alors pu, lui, oser? Lui, c’est Taleb-Ibrahimi, fils du grand cheikh Brahimi. Etre le fils du cheikh, c’est être bien né, ça donne de la noblesse. Il ne s’en cache pas allant jusqu’à citer un vers de Hugo que Boumediène s’empresse de noter sur son calepin : « Le plus beau patrimoine est un nom révéré. »

« Tous les révolutionnaires doivent épouser la cause de l’arabisation »

Sa présence au gouvernement, au poste de ministre de l’Education nationale, vaut soutien au coup d’Etat. Il le justifie avec un certain malaise, nous semble-t-il, en évoquant la situation bloquée politiquement avec Benbella qui cumulait les postes de « Président de la république, président du Conseil des ministres, secrétaire général du parti, ministre de l’Intérieur, ministre de l’information, ministre des Finances, tout en ayant à sa disposition une police secrète très efficace !!! » Lui-même ayant été incarcéré sous Benbella, il ne pouvait qu’adhérer à un Boumediène dont la réputation d’intégrité et de sérieux était aussi motivante que sa dissuasive puissance militaire.

De son passage au ministère de l’Education, et ses nombreuses actions pour réformer et impulser l’école algérienne, beaucoup d’Algériens ne retiennent, cependant, que l’arabisation. « J’ai toujours soutenu l’idée que la personnalité algérienne repose sur un trépied constitué par nos origines berbères, notre culture arabe et notre appartenance à la civilisation musulmane. (…) Je constate malheureusement qu’au lendemain de l’indépendance, nous avons commis l’erreur de perpétuer le discours nationaliste basé sur le binôme arabité/islamité au lieu de revenir à notre trilogie identitaire. » Il cite en exemple la chaire de langue berbère de l’université d’Alger qui avait pour titulaire Mouloud Mammeri qui se plaignait de ne trouver guère d’engouement chez les étudiants, y compris berbérophones. Il cite à ce propos le livre d’un de ses amis Mohand Aarav Bessaoud : « Je donne des cours, m’a dit Mouloud Mammeri en mai 1967, à 7 étudiants répartis comme suit : deux Kabyles, deux Hollandais et trois Arabes (ces trois derniers appartenant sans doute à la sécurité militaire.) L’an prochain, je m’arrête, parce que les Kabyles ne sont pas intéressés par l’étude de leur langue. »

Quant à l’arabisation proprement dite, il s’agit pour lui d’une réappropriation de la langue nationale, une récupération de notre culture, après une phase de décadence et de dépendance. Il faut préciser qu’avant même sa nomination à ce poste et dès la rentrée scolaire 1963/64, la première année primaire a été arabisée totalement. En 1967, sous son impulsion la décision est prise d’arabiser la deuxième année primaire. Le problème étant le manque d’enseignants dans cette langue, l’Algérie « importera » notamment d’Egypte des coopérants pas tous de niveau mais dont la plupart sont porteurs du virus de l’islamisme. Ce virus fera des ravages dans la société algérienne qui en porte encore les stigmates dès lors que l’enseignement de l’arabe est toujours teinté de religiosité.

Aujourd’hui encore rares sont les arabisants qui se déclarent laïcs. Ce n’est pas le fait du hasard si les mouvements islamistes ainsi que leurs bras armés ne s’exprimaient qu’en arabe scolaire, « langue du Coran », donc langue sacrée, donc langue qui a la primauté sur toutes les langues. Et comme conclusion à la démonstration, ce dangereux axiome : ne pas parler cette langue c’est s’opposer à l’Islam ! Pas d’accord, nous dit Taleb Ibrahimi qui ne voit qu’adhésion là où on voit interrogation. Pour lui les Algériens « aiment les Arabes parce que le Prophète est arabe et parce que le Coran est révélé dans la langue arabe. » On sait de quel amour les Algériens aiment les arabes qui donnent, pour la plupart, une piètre image de l’Islam.

Mais décidé une politique d’arabisation est une chose et l’appliquer sur le terrain en est une autre. Malgré les efforts de Boumediène qui promulgue une ordonnance en 1968 faisant obligation aux fonctionnaires d’apprendre la langue nationale, malgré aussi la proclamation de 1971 « année de l’arabisation », Taleb constate que les résultats sont mitigés. En 1975, la première conférence nationale sur l’arabisation, préparée par Abdelkader Hadjar, chantre et héraut de l’arabisation, est inaugurée par le président lui-même qui souligne dans son discours que « tous les révolutionnaires conséquents doivent épouser la cause de l’arabisation en ajoutant : l’arabisation n’est pas une opération qui vise à priver de leur gagne-pain ceux formés en langue française (…) Comment irons-nous de l’avant dans l’arabisation des domaines économiques en éliminant les compétences existantes sous prétexte qu’elles ne sont pas encore arabisées, et en sacrifiant ainsi ces compétences scientifiques par le seul fait de l’ignorance de la langue nationale. »

Beau discours, louable intention. Mais dans la réalité ce fut le contraire : on a sacrifié sur l’autel de l’arabisation baathiste et un tantinet islamiste nombre de compétences francophones poussées à l’exil vers d’autres pays ou vers l’exil intérieur avec sa cohorte de dévalorisation, de règlements de comptes et de dépressions. Le résultat de la politique d’arabisation hâtive, car ne tenant pas compte des impératifs scientifiques ainsi que du contexte international, on le connait : des élèves qui ne maitrisent ni tout à fait l’arabe, ni tout à fait le français. Leur seul mérite est d’avoir inventé une sorte de langue intermédiaire qui emprunte au Français ce qu’elle n’arrive pas à digérer en arabe classique. Pour l’Algérien lambda, il est aussi étranger et aberrant de s’exprimer en langue arabe classique qu’en langue française. Les deux lui sont étrangères. Fermons la parenthèse.

Le successeur de Taleb-Ibrahimi est un homme à sa mesure qu’il ne porte apparemment pas dans son cœur : Mostefa Lacheraf qui le lui rend bien selon lui ( Lacheraf qui a déjà licencié une trentaine de cadres du ministère) : « Il publie une série d’articles dans El Moudjahid critiquant à la fois les arabisants et la manière d’arabiser. Les mesures extrêmes appelant les réactions extrêmes, la commission nationale d’arabisation se radicalise. » A la tête de cette commission un homme qui, s’il pouvait, aurait arabisé le monde entier: Abdelkader Hadjar. C’est un adversaire redoutable. Toujours à ferrailler, toujours à guerroyer pour la cause de la langue arabe. Toujours est-il que le front ouvert sera la plaie béante de Lacherf durant son passage au ministère. Il sera en butte aux attaques incessantes des arabophones pour qui il sera le francophone à abattre alors qu’il parle l’Arabe de Tahar Ouettar mieux que la plupart des baathistes! « Cheh ! » a dû se dire Taleb-Ibrahimi.

Ne faisant pas partie du premier cercle des intimes de Boumediène, Taleb-Ibrahimi est trop intelligent pour ne pas se poser des questions sur les droits de l’homme dans notre pays. Informé par l’écrivain Claude Roy sur la pratique de la torture en lui transmettant même un dossier, il pose la question à Boumediène. Celui-ci fait l’ingénu. « Si bavure il y a, me dit-il, elle est du ressort d’agents subalternes car j’ai signé personnellement une directive destinée aux services de sécurité interdisant l’emploi de la torture. » Boumediene lui montre cette directive interne dont le mémorialiste n’a jamais entendu parler. Même si le président promet de faire toute la lumière, le ministre n’est pas rassuré. Surtout, il n’est pas dupe. Il se remémore le sultan Abdelhamid qui a voulu utiliser Djameleddine El-Afghani ainsi que Catherine II, cruelle despote, qui a redoré son blason grâce à Diderot et voltaire notamment qui ont été d’efficaces outils de propagande. Il se demande si comme eux, il n’a pas été piégé. Mais comme il n’est ni Voltaire, ni Diderot, il ajoute, et on aime qu’il ait ajouté : « toutes proportions gardées ».

Ce n’est ni un fat, ni un sot le fils du cheikh Ibrahimi qui pense que l’essentiel est de rester lucide en ne perdant jamais l’estime de soi-même : « Lorsque Aragon chante les louanges de Staline, il n’est plus Aragon. » Et combien de chanteurs, de poètes, d’hommes politiques ont chanté les louanges de Boumediène ! Sans le talent d’Aragon.

Conseiller du prince

Conseiller du prince, il se trouve en butte au premier cercle du président dont il a les faveurs grâce à sa culture et à son désintéressement. « Si je suis fidèle, je ne suis pas obédient et si je suis militant, je ne suis pas un inconditionnel. Je n’ai jamais caché que le civil qui porte l’uniforme sous Benbella et le civil qui claque des talons devant Boumediene offrent un spectacle affligeant ». Cruelle saillie pour l’entourage du président auquel il fait cette piquante demande : « Je te demande Si Boumediène, de lever ton burnous qui n’a cessé de protéger ces gens-là. Personnellement, je suis prêt à les affronter publiquement ». Vétilles et broutilles pour Boumediene qui avait besoin d’être entouré de fidèles en qui il avait confiance même s’ils s’entretuaient entre eux. Il répondra d’ailleurs par ce proverbe : « La pierre est venue se plaindre à l’argile en lui disant : je suis mouillée. »

Après l’Education, Taleb prendra en 1970 le secteur de l’Information et la culture, pour la première fois réunis, pour le quitter en 1977. Homme de culture, il sera comme un poisson dans l’eau dès lors qu’il sera le premier à dessiner la carte culturelle du pays. Mais au bout de quelques années, le caractère répétitif de ce département lui donnera l’impression de tourner en rond même si sa passion du débat intellectuel s’en trouve satisfaite avec des rencontres d’hommes de lettres et de culture de renom. Il communique à Boumediène sa passion du livre, en échange, le président lui inoculera son goût du cigare. On se pose avec l’un, on pose avec l’autre. Le président a beau aimé les jeux de l’esprit, il y a des limites qu’on ne dépasse pas. Ainsi, il lui demande de rappeler à l’ordre Tahar Ouettar dont il n’a pas apprécié la nouvelle « La négresse et l’officier » de même qu’il lui fait part de son étonnement devant le bruit fait autour d’un livre de Bessaieh. Tout cela montre assez que le Président, si accroc de culture soit-il, ne conçoit un intellectuel qu’aux ordres. Ainsi est le prince : soit on chante ses louanges soit on fait le muet.

A la faveur d’un remaniement, Boumediène le soulage de la culture et l’information pour lui proposer à deux reprises le ministère de la Justice. Refus de Taleb-Ibrahimi qui répond qu’il n’a pas les compétences nécessaires. Avec, entre autres, cet argument qui l’honore : « Comment dormir la conscience en repos si un condamné à mort l’a été injustement ? » Refusant la justice, il proposera, sur demande de Boumediène, le nom de la personne qui lui semble répondre au profil : Abdelmalek Benhabyles.

Boumediène reviendra à la charge pour un autre portefeuille : celui des Finances et du Plan. Taleb-Ibrahimi restera campé sur sa position au motif qu’il n’a pas les compétences nécessaires. Heureux homme si courtisé, mais si conscient de ses limites. Certains de ses « amis » du cercle présidentiel pensent qu’il lorgne le poste des Affaires étrangères dont l’indéboulonnable propriétaire est Bouteflika qui reste, après la mort de Medeghri et le départ de Kaid et Belkacem, le seul rescapé du premier cercle. On sent, à travers les lignes, que Taleb-Ibrahimi ne goûte guère Bouteflika. Et vice versa sans aucun doute. De guerre lasse le Président lui propose un poste qu’il a crée spécialement pour lui : ministre-conseiller du Président de la République.

Boumediène se meurt

L’un des chapitres les plus intéressants sur une page peu connue de notre histoire récente, est sans conteste celui consacré à maladie et la mort du président. Taleb-Ibrahimi est un témoin de premier plan. Lui qui aime la littérature et les écrivains, a dû éprouver un singulier frisson en se retrouvant dans la peau de Victor Hugo au chevet de Balzac agonisant. Terribles moments dont le mémorialiste fut l’un des rares témoins.

C’est le 20 septembre 1978 alors qu’’ils sont dans l’avion pour la Syrie que Taleb remarque un changement chez Boumediène. Il était détendu, il est taciturne. Il fumait avec volupté le cigare. Il ne fume plus. Taleb s’inquiète. Il l’interroge sur son état de santé. Le président, taciturne à souhait, répond qu’il n’a qu’une fièvre tenace qui l’empêche de dormir et que par ailleurs son médecin lui a interdit de fumer.

A Damas, il remarque d’autres changements : sa courtoisie et sa patience ont cédé le pas à une irritabilité cassante. A Damas, la réunion de travail se terminant à 22h, le président Hafedh Assad insiste pour qu’il passe la nuit dans la capitale syrienne. Refus de Boumediène qui décide de rentrer à Alger la nuit-même, comme si sa vie en dépendait. A Alger, boumediène annule le conseil des ministres et demande à le voir le jour même. Il retrouve Bouteflika avec lui. Boumediène est grave. « A notre grande stupéfaction, il prononce les phrases suivantes, ponctuées de longs silences :

-Je ne vous ai pas appelés en tant que ministres, mais en tant que frères…Je vous ai appelé pour une question personnelle…Il s’agit d’un problème de santé…un problème grave.

Il leur avoue que les radiographies ont révélé une tumeur maligne de la vessie. Par discrétion, il souhaite être soigné à l’étranger en excluant la France « pour de multiples raisons ». On ne le prendra pas en flagrante contradiction avec ses principes. On lui propose les USA à la pointe de la technologie médicale. Il fait la moue : c’est se jeter dans la gueule de la CIA. Non aussi à d’autres pays européens. « Il reste l’URSS », dit Bouteflika. Le président sourit. Va alors pour le pays des soviets. Le 29 septembre Boumediène est en URSS. Le 6 octobre, Taleb-Ibrahim et Bouteflika qui s’apprêtent à quitter Moscou apprennent que « le président souffre d’une simple paratyphoïde B et il pourra reprendre ses activités très prochainement. » Soulagement et joie.

Le 12 octobre, Taleb-Ibrahimi revient à Moscou où Boumediène le réclame. Il reste à son chevet de 22h à 4h du matin. Le président est tout heureux d’avoir appris qu’il n’avait pas le cancer de la vessie. Il avait plus grave. Et il ne le savait pas. Ce soir-là, comme s’il pressentait quelque chose, il évoque froidement et longuement ses compagnons : les trahisons des uns, les coups bas des autres, les mérites de quelques-uns…il n’a pas oublié Zbiri et son putsch avorté, regrette la disparition de Saïd Abid et se révolte contre ceux qui doutent du suicide de Medeghri.

Taleb-Ibrahimi profite de ces moments de confidence du malade pour lui parler de Khider et Abane Ramdane. « Règlements de compte », lui répond-il avant de tourner la page. Ce Boumediène malade, prolixe sait où s’arrête les confidences : ciseau sur les défunts assassinés. La seule personnalité sur laquelle il est louangeur, est Chadli alors patron de la 2ème région militaire : « Le seul membre du Conseil de la Révolution dont je n’aie pas eu à me plaindre… »

Taleb-Ibrahimi rentre en Algérie avec des doutes sur la santé du président. Il pense que les médecins russes ne lui ont pas tout dit. Le 14 novembre, le président est de retour en Algérie. Les soupçons de Taleb-Ibrahimi se confirment : « lividité des traits et présence d’œdèmes des membres inférieurs qui l’empêche de porter des chaussures. » Il apprendra le lendemain de la bouche même de Allahoum, secrétaire général de la présidence, que le président est condamné, mais qu’il ne le sait pas. Le 18 novembre, il entre dans le coma. Le 27 décembre, il décède.

Le mémorialiste hasarde une hypothèse du bout de la plume en citant les décès de Arafat, du Roi Fayçal ainsi que Nasser : et si c’était les services Israéliens ? Possible. Dans le monde de la politique fiction tout est possible. Taleb-Ibrahimi qui a appris à aimer l’homme est d’une tristesse d’orphelin. Avec le départ de Boumediène, c’est la fin d’une certaine Algérie. Et le début d’une autre avec Chadli.


*Ahmed Taleb-Ibrahimi
Mémoires d’un Algérien
Tome 2 : la passion de bâtir (1965-1978)
Casbah editions
Prix Public : 1050 DA
close