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Élevage et viandes : Tebboune pointe le paradoxe algérien

Le président Tebboune a pointé mardi le paradoxe algérien dans le domaine de l'élevage et de la production des viandes.

Élevage et viandes : Tebboune pointe le paradoxe algérien
Élevage en Algérie : Tebboune lâche ses vérités. / Par elenavolf / Adobe Stock
Makhlouf Mehenni
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Il y a quelque chose d’incompréhensible dans l’agriculture algérienne.

 Alors que la plupart des filières parviennent à couvrir tout ou partie des besoins du pays, celle de l’élevage reste à la traîne malgré les incitations et les avantages dont elle dispose. 

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Sans nier les difficultés auxquelles fait face la filière, le président Tebboune pointe du doigt les “pratiques” de certains éleveurs et intermédiaires. 

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“Ce que je peux avouer avec regret, c’est que malgré tous ces succès (de l’agriculture, ndlr), nous avons échoué dans la production de viandes blanches ou rouges et nous avons recours à l’importation”, a regretté le président de la République dans son discours annuel devant le parlement, mardi 30 décembre. 

“Des terres vastes, pas d’impôts, une protection spéciale, et nous sommes contraints d’importer le mouton de l’Aïd de l’étranger, de pays qui ne font pas le quart de la superficie de l’Algérie. Il y a un point d’interrogation”, a-t-il enfoncé. 

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Tebboune a reconnu qu’il y a “peut-être des problèmes”, mais il y a aussi “des pratiques inacceptables”, a-t-il dénoncé, assurant qu’un peuple dont une partie ne pense qu’à ses intérêts, “n’ira pas loin”. 

Élevage en Algérie : Tebboune dénonce des “pratiques inacceptables” 

L’Algérie dispose des moyens pour importer mais il aurait été préférable de ne pas importer de viande du Brésil ou d’ailleurs, a expliqué le président. 

“C’est un appel que je lance à travers vous”, a-t-il dit aux députés, en anticipant les critiques qui suivront ses propos qui “ne plairont pas à tout le monde”.  

Parmi les pratiques qui gangrènent la filière, Tebboune a cité la spéculation, avec un exemple concret. 

Avant l’Aïd El Adha de l’année passée, les prix des moutons avaient atteint jusqu’à 18 ou 20 millions de centimes. 

 Et lorsque le gouvernement a décidé d’importer 1 million de têtes, notamment de Roumanie et d’Espagne, “les prix ont baissé de dix millions”. 

“Ce n’est pas de la spéculation ça ?”, s’est interrogé le président de la République. 

“Il faut contrôler vos envies. Vous pouvez faire des bénéfices, mais pensez un peu aux gens du peuple”, a-t-il dit à l’adresse des auteurs de ces pratiques. 

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