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Émeutes en France et accusations anti-musulmans : la mise au point de Chems-Eddine Hafiz

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz réagit aux accusations contre les musulmans après les émeutes qui ont émaillé les manifestations sociales de samedi dernier en France.

Émeutes en France et accusations anti-musulmans : la mise au point de Chems-Eddine Hafiz
Émeutes en France : la mise au point de Chems-Eddine Hafiz après les accusations contre les musulmans. / DR
Rafik Tadjer
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Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, prend la parole pour répondre à ceux qui accusent les musulmans d’être derrière les émeutes ayant émaillé les manifestations contre la vie chère samedi 17 octobre en France. 

« Ce que la France a vécu samedi dernier m’attriste profondément. Des commerces saccagés, des mairies incendiées, des policiers blessés. Rien ne justifie de telles violences », a déploré M. Hafiz en estimant que ceux qui ont commis ces violences doivent être jugés, avec « fermeté et dans le respect du droit. »

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Après avoir condamné les émeutes de samedi dernier, le recteur de la plus importante institution musulmane de France, aborde les accusations contre les musulmans qui sont formulées notamment par la droite et l’extrême droite.

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« J’entends pourtant des voix qui désignent les musulmans comme les inspirateurs de ces désordres et qui parlent de « razzias » et de « hordes ». Je veux dire calmement ce qui est vrai », poursuit le recteur.

 

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Chems-Eddine Hafiz :  la colère ne se répare pas par la « stigmatisation »

 

M. Hafiz rappelle que le mot « razzia » « ne figure ni dans le Coran ni dans la Sunna ». « Le Prophète de l’islam, que la paix et les bénédictions soient sur lui, a interdit expressément le pillage et enseigné que le pilleur n’est pas croyant au moment où il pille. Le Coran condamne celui qui sème la corruption sur la terre et détruit les cultures. Celui qui casse et vole ne le fait pas au nom de l’islam : il le fait contre lui », affirme M. Hafiz.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, qui est avocat honoraire, rappelle que la responsabilité pénale est « individuelle ». « C’est un principe de notre République. Attribuer les fautes de quelques-uns à une origine ou à une foi, c’est trahir ce principe et offenser les millions de musulmans de France qui travaillent, soignent, enseignent, servent sous l’uniforme et aiment ce pays », soutient M. Hafiz.

Pour le recteur de la Grande mosquée de Paris, la colère ne se répare pas par la « stigmatisation », mais par la « justice, l’éducation et la fraternité ». Les imams de la Grande Mosquée de Paris « continueront d’appeler, chaque vendredi, au respect des personnes, des biens et des lois », a-t-il conclu.

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