
L’Algérie a apporté son soutien à la demande de la Russie auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques afin qu’elle intègre l’enquête autour de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergei Skripal et sa fille au Royaume-Uni, rapporte l’agence Reuters ce mercredi.
La Russie a convoqué une réunion d’urgence au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) afin de contrer les accusations britanniques affirmant que la Russie était derrière l’empoisonnement le 4 mars dernier de l’ex-espion à Salsbury, en Angleterre. Les services de sécurité britanniques pensent avoir repéré l’endroit du laboratoire russe ayant fabriqué l’agent neurotoxique utilisé lors de l’attaque contre Skripal.
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La Russie a proposé durant la réunion organisée ce mercredi une enquête conjointe sur l’empoisonnement car elle n’a pas initialement été invitée à participer à l’enquête indépendante conduite par l’OIAC à la demande du Royaume-Uni. Les résultats de l’enquête étant attendus la semaine prochaine, précise la même source.
La proposition de la Russie a seulement récolté le soutien de l’Algérie, la Chine, l’Iran, l’Azerbaijan et le Soudan. Ces six pays ont été les seuls à voter pour la demande russe. Quinze pays, dont le Royaume-Uni, États-Unis et les pays européens ont voté contre, et 17 se sont abstenus, menant au rejet de la proposition russe.
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Le président russe Vladimir Poutine a nié l’implication de son pays dans l’attaque contre Skripal et sa fille. Il a affirmé que l’agent neurotoxique aurait pu être produit par une vingtaine de pays avec des matériaux disponibles sur le marché.
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